Qu’est-ce qu’une bonne foire d’art ? Comment apprécier la qualité de ces événements extrêmement concurrentiels, structurants du marché de l’art et du softpower internationaux ?
Le fameux exergue de « La Vie mode d’emploi » de Georges Perec est une sorte de formule magique qui ouvre les portes entre art et littérature. Comment ne pas y penser en lisant deux livres majeurs, parus cette rentrée, l’un de Thomas Clerc, l’autre de Grégoire Bouillier ?
Le graffiti est le sujet, depuis quelques mois, de plusieurs expositions dans des contextes variés, de Paris à Arles en passant par Rennes.
Au 7th Avenue Garden, à Los Angeles, se mêlent paysagisme, horticulture et création contemporaine, à l’initiative de l’Américain David Horvitz, dans la lignée des combats menés par l’artiste-paysager écossais Ian Hamilton Finlay.
Le style fin de siècle fait l’objet d’éclairages récents sur son histoire par le biais des recherches sur le postcolonialisme. En Belgique notamment, la question est édifiante.
Si l’amitié complice entre Calder et Miró est bien connue, leur influence sur l’art brésilien est moins étudiée. Gros plan à l’occasion de l’exposition qui réunit ces deux géants.
La couleur unique, le geste simple, le matériau banal, la série ou la répétition, dans leur minimalisme, ont pour intérêt de concentrer le regard sur la structure même de l’œuvre.
Alors qu’un point d’étape a été fait la semaine dernière sur la renaissance de l’institution brésilienne, retour sur l’action de cette mécène, grand soutien du projet de reconstruction.
Les pionniers de la défense de la forêt de Fontainebleau sont les peintres qui, venant chercher l’inspiration dans la nature, se sont fixés, dès 1830, à Barbizon, à la lisière du massif boisé.
Sous la houlette de Lula et de sa ministre de la Culture, les restaurateurs mettent les bouchées doubles pour remettre en place le patrimoine moderniste saccagé par les émeutiers bolsonaristes.
La relecture – la révision – du grand récit moderniste qui a mis en valeur l’impressionnisme et les avant-gardes au détriment d’autres tendances contemporaines a été entamée il y a plusieurs dizaines d’années.
Au sein de l’Institut des cultures d’islam, à Paris, l’artiste plasticienne Aurélia Zahedi présente son travail autour de la rose de Jéricho, une plante immortelle « qui fait fleurir le désert ».
En ce début d’année 2024, à New York, Barcelone et Porto, trois expositions alliant art et architecture immergent le public dans des environnements singuliers.
Des convalescences de Friedrich Nietzsche dans la région niçoise, d’où il emprunte le terme « gai saber », à l’ouverture, dans la capitale des Alpes-Maritimes, du lieu d’art La Gaya Scienza.
Le Crédac, à Ivry-sur-Seine, présente la première exposition en France de la peintre suisse récompensée en 2022 par le prix Meret-Oppenheim.
Depuis une vingtaine d’années, l’histoire de l’art globale a permis de découvrir ou redécouvrir de nombreux artistes que l’histoire du modernisme, cantonnée aux États-Unis et à l’Europe occidentale, avait jusque-là laissés de côté.
L’exposition « Un·Tuning Together » présentée au centre d’art Bétonsalon, à Paris, accueille différentes interventions dialoguant avec les œuvres et la pratique de la pionnière de la musique électroacoustique.
Face à l’urgence écologique et à la crise énergétique, la discipline privilégie de plus en plus la transformation à la construction…
En écho aux lois-cadres simplifiant la restitution des biens culturels ayant été spoliés, il conviendrait qu’une réponse politique et financière appuie les programmes de recherche, encore bien insuffisants, menés par les institutions culturelles et scientifiques.
La présentation à la Neue Nationalgalerie, à Berlin, à l’occasion de l’exposition « 100 Werke für Berlin », de la série Birkenau, peinte par Gerhard Richter, entourée des photographies originales du Sonderkommando dans ce camp, en regard d’une œuvre faite de miroirs propices aux selfies, soulève bien des questions.
Katinka Bock à Sète, le château Laurens à Agde, Marcelle Cahn à Rennes, la Triennale art et industrie à Dunkerque, autant de bonnes raisons de partir en exploration.
L’histoire de l’art se constitue rarement de manière linéaire. Elle se fait, se défait et se refait continuellement. En témoigne la postérité de l’œuvre pionnière de l’artiste suisse.
Lieu de mémoire dédié à la réconciliation, le domaine de Kreisau fut au centre de la résistance polonaise au nazisme. Il expose pourtant en son sein des fresques belliqueuses. Loin de s’opposer, ces deux aspects en font la force.
De San Francisco à Ivry-sur-Seine, le travail de mémoire est à l’œuvre : qu’il s’agisse de compensations accordées aux Africains-Américains victimes de racisme ou des recherches de l’artiste guyanais Mathieu Kleyebe Abonnenc.
Si créer des découpages temporels s’avère nécessaire dans le champ de la recherche, son application en histoire de l’art et en muséologie atteint ses limites.
Alors que se déroule, du 26 au 29 janvier 2023, le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême qui l’a souvent convié, Mathieu Sapin, en clin d’œil, rend hommage au bureau de son grand-père sur lequel il dessine toujours.
Une sélection pluridisciplinaire et subjective de publications indépendantes.
Des expositions aux foires, partout le médium s’impose, mais pas forcément pour les bonnes raisons.
Deux expositions estivales new-yorkaises se font l’écho des recherches sur l’ornement et le motif, l’une d’un point de vue historique, l’autre à travers le regard du designer Duro Olowu.
Outre le musée Méliès ouvert depuis 2021, à découvrir absolument, la Cinémathèque française, à Paris, propose une exposition consacrée à Romy Schneider quarante ans après sa disparition.