La relecture – la révision – du grand récit moderniste qui a mis en valeur l’impressionnisme et les avant-gardes au détriment d’autres tendances contemporaines a été entamée il y a plusieurs dizaines d’années.
Depuis une vingtaine d’années, l’histoire de l’art globale a permis de découvrir ou redécouvrir de nombreux artistes que l’histoire du modernisme, cantonnée aux États-Unis et à l’Europe occidentale, avait jusque-là laissés de côté.
En écho aux lois-cadres simplifiant la restitution des biens culturels ayant été spoliés, il conviendrait qu’une réponse politique et financière appuie les programmes de recherche, encore bien insuffisants, menés par les institutions culturelles et scientifiques.
La présentation à la Neue Nationalgalerie, à Berlin, à l’occasion de l’exposition « 100 Werke für Berlin », de la série Birkenau, peinte par Gerhard Richter, entourée des photographies originales du Sonderkommando dans ce camp, en regard d’une œuvre faite de miroirs propices aux selfies, soulève bien des questions.
Lieu de mémoire dédié à la réconciliation, le domaine de Kreisau fut au centre de la résistance polonaise au nazisme. Il expose pourtant en son sein des fresques belliqueuses. Loin de s’opposer, ces deux aspects en font la force.
La Galerie Peter Kilchmann dévoile à Paris les œuvres récentes de l’artiste albanais, dix ans après son exposition au Jeu de Paume.
En exposant pour elles-mêmes les œuvres de Joan Mitchell et Claude Monet, la Fondation Louis-Vuitton, à Paris, montre que l’exigence en histoire de l’art peut satisfaire des visiteurs venus en nombre.
Si créer des découpages temporels s’avère nécessaire dans le champ de la recherche, son application en histoire de l’art et en muséologie atteint ses limites.
Un tableau de Vincent van Gogh attaqué à la soupe, une voiture peinte par Andy Warhol farinée… De quoi le vandalisme visant à protester contre l’inaction climatique est-il le signe ?
Des expositions aux foires, partout le médium s’impose, mais pas forcément pour les bonnes raisons.
Malgré une quête de beauté revendiquée, le 58e Carnegie International n’évite pas totalement les écueils des manifestations artistiques globales actuelles.
La parution posthume d’un recueil de textes de Linda Nochlin par Thames & Hudson est l’occasion de souligner son influence sur l’histoire de l’art féministe.
À l’heure où les lieux culturels, contrairement aux lieux de consommation, subissent des restrictions d’accueil du public, la France perdrait-elle le sens de son histoire ?
Vouloir restituer aux églises les œuvres d’art religieuses relève d’une idéologie identitaire et communautariste.
Le plasticien et écrivain Pascal Convert fait œuvre d’historien d’art en conservant les traces d’un patrimoine artistique arménien en danger ou disparu.
S’intéresser aux collections et aux collectionneurs peut aussi conduire à vouloir reconstituer le plus fidèlement possible leurs accrochages, mais parfois sans le regard critique nécessaire.
Le directeur de l’Institut national d’histoire de l’art plaide pour une histoire de l’art connectée, représentative de la diversité culturelle dans un monde globalisé...
À Oslo, en Norvège, le musée dédié au sculpteur Gustav Vigeland pose question quant à l’implication (notamment financière) des pouvoirs publics en faveur des artistes.