« Les événements culturels financés par l’argent des contribuables européens doivent préserver les valeurs démocratiques – des valeurs qui ne sont pas respectées dans la Russie d’aujourd’hui », a déclaré Thomas Régnier, porte-parole de la Commission européenne.
Cette décision fait suite à l’annonce du jury d’exclure le pays du palmarès de la 61e édition. Le ministre italien de la Culture boycottera la semaine de vernissage et la cérémonie d’ouverture en signe de protestation contre la participation de la Russie.
Dans une déclaration officielle, les membres du jury de la 61e Exposition internationale d'art ont expliqué qu’ils s’abstiendront d’examiner les candidatures des pays dont les dirigeants sont actuellement poursuivis pour crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale.
Après avoir brandi cette menace, Kaja Kallas, la responsable de la politique étrangère de l’UE, a confirmé que les fonds seraient bel et bien suspendus à la suite de la décision de la Biennale d’accepter le retour des artistes russes à l’édition 2026.
Dans une lettre adressée à son président, Pietrangelo Buttafuoco, la Commission européenne accuse la Biennale de Venise d’avoir enfreint les sanctions de l’UE contre la Russie. Un ultimatum lui a été fixé au 11 mai pour revenir sur sa participation, sous peine de perdre une subvention de 2 millions d’euros prévue pour l’édition 2028.
Plus de 70 artistes et commissaires dénoncent la participation de « gouvernements qui commettent activement des crimes de guerre, des atrocités et des génocides » à la 61e Exposition internationale d’art.
Cette décision intervient après que la participation de la Russie a suscité un tollé parmi les gouvernements européens et les professionnels du monde de l’art.