Pour les Parisiennes et les Parisiens, le premier week-end de juin rime avec le retour de la Nuit Blanche. Lancé en 2002, cet événement gratuit consacré à l’art contemporain s’est imposé comme un rendez-vous culturel majeur, attirant près de 600 000 visiteurs à chaque édition. Cette année encore, plus d’une centaine de projets artistiques vont se dérouler dans les rues, les musées et les lieux emblématiques de la capitale. L’édition 2026 est placée sous la direction artistique de la DJ et militante Barbara Butch. Elle a choisi de faire de l’amour le fil conducteur de cette soirée, imaginant Paris comme un vaste espace de partage et de rencontres. « Aimer la ville, aimer les autres, aimer ce que l’on ne comprend pas encore, aimer ce qui nous échappe. Le temps d’une nuit, Paris se transforme en espace de possibles, où les distances se réduisent et où les regards se rencontrent autrement », explique-t-elle. Pour incarner cette thématique, le duo d’artistes Pierre et Gilles a réalisé une affiche inédite représentant Barbara Butch dans un univers bleu nuit foisonnant de symboles. Entièrement conçue à la main, l’œuvre dévoile une multitude de détails poétiques et festifs, célébrant Paris dans un décor coloré et onirique.
La danse et la performance seront au cœur de la programmation, avec une grande soirée organisée au Carreau du Temple (3e arrondissement). Les chorégraphes Leïla Ka, Olivier Dubois et Mickaël Phelippeau y présenteront leurs créations avant de laisser place au bal participatif Yellow Party puis à un DJ set ouvert à tous. De son côté, la Fondation Louis-Vuitton proposera « Une brise d’amour dans la nuit a passé », une soirée mêlant projections vidéo et lectures poétiques autour du sentiment amoureux, dans un dialogue sensible entre littérature et arts visuels.
Parmi les autres temps forts de cette Nuit Blanche figurent plusieurs créations inédites. À l’église Saint-Laurent, Marie-Luce Nadal présentera Sous la peau du ciel, une installation sonore participative. La piscine Château-Landon, dans le 10e arrondissement, accueillera Sirénocturne d’Annette Messager, tandis que le Petit Palais exposera Liquid Mirror de Mathias Kiss. L’événement mettra également à l’honneur la jeune création avec l’exposition « Falando de Amor », réunissant quatorze étudiants de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris à l’Espace Niemeyer, dans le 19e arrondissement.
Le parcours artistique comptera également Dal Dari, la Lune et les Jambes de Seulgi Lee au Musée Guimet, une installation monumentale inspirée de l’imaginaire coréen déployée sur la façade du musée. À l’Institut suédois, les visiteurs pourront découvrir TORNMUSIK – for sculpture, une expérience sonore immersive. Enfin, le Gymnase Japy, dans le 11e arrondissement, accueillera Recoudre la nuit de Romuald Jandolo, une œuvre mêlant installation et performance autour des thèmes de la mémoire et de la réparation. L’Institut polonais de Paris proposera quant à lui une rencontre avec la photographe Agata Grzybowska autour de son travail et de ses recherches artistiques contemporaines.
25e Nuit Blanche, 6 juin 2025, divers lieux, Paris




