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Automobiles : « Les amateurs achètent du rêve et une histoire »

À Paris, du 1er au 5 février 2023, le Salon Rétromobile est une ode aux véhicules de collection. L’occasion de faire le point sur un marché bien carrossé.

Arthur Frydman
30 janvier 2023
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Ferrari 250 LM Berlinetta de 1964 par Pininfarina, est. 25-30 millions d’euros. © Artcurial. Photo Kevin van Campenhout

Ferrari 250 LM Berlinetta de 1964 par Pininfarina, est. 25-30 millions d’euros. © Artcurial. Photo Kevin van Campenhout

Cette année, le département Artcurial Motorcars propose à la vente à la porte de Versailles, à Paris, 230 voitures, dont 50% sont présentées sans prix de réserve pour une estimation globale – très raisonnable – de 80 millions d’euros. « Une vacation qui balaye l’histoire de la mobilité, du concept de soucoupe volante de Renault imaginé en 1992 à des voitures de carrossiers tels que Vanvooren ou Chapron, ainsi qu’à des véhicules de compétition comme la Ferrari 250 LM, annoncée entre 25 et 30 millions d’euros », précise Matthieu Lamoure, directeur d’Artcurial Motorcars. Cette grand-messe de l’automobile est complétée par deux autres ventes, organisées l’une par RM Sotheby’s le 1er février au Carrousel du Louvre, l’autre par Bonhams, les 1er et 2 février au Grand Palais Éphémère, qui devraient totaliser chacune de 20 à 40 millions d’euros. Ces trois événements constituent un premier tour de piste efficace en ce domaine et offrent un baromètre des tendances du marché européen.

UN MARCHÉ QUI NE CONNAÎT PAS LA CRISE

Retour en 2022. Le 18 mars à Paris, sous le marteau d’Artcurial, une Porsche 907 usine de 1968 issue de la collection Ernst Schuster a été adjugée 4,8 millions d’euros – un record du monde pour ce modèle –, tandis qu’une Ferrari F50 de 1996 a trouvé preneur pour 4,6 millions d’euros. Des prix comparables à ceux obtenus par des œuvres d’art contemporain et qui confirment l’engouement chaque année plus important des passionnés – et investisseurs ! – pour les véhicules de collection. Ce département représente près de 30% du chiffre d’affaires annuel de la maison du rond-point des Champs-Élysées, et a enregistré en 2022 pas moins de dix-sept enchères millionnaires pour un total de 58 millions d’euros. En France toujours, même son de cloche chez Aguttes, qui signe une année faste avec plus de 20 millions d’euros engrangés – dont vingt-cinq records mondiaux – ainsi que chez Bonhams Cornette de Saint Cyr, qui totalise 58,6 millions d’euros dans cette spécialité (y compris en Belgique). Au niveau mondial et à une autre échelle, RM Sotheby’s a quant à elle dépassé en ce domaine les 925 millions de dollars en 2022! Une vente restera dans les mémoires : en mai 2022, une Mercedes-Benz 300 SLR « Uhlenhaut Coupé » de 1955, copie conforme de celle du fameux pilote Juan Manuel Fangio, vendue par le musée Mercedes de Stuttgart, a atteint 135 millions d’euros. Soit la voiture la plus chère du monde… et l’une des pièces les plus chères aux enchères, tous domaines confondus. Pourquoi une telle frénésie sur un marché qui ne connaît pas la crise? S’offrir une automobile de collection, voire d’occasion, relève certes d’une tendance, mais surtout d’une passion. En effet, pour Matthieu Lamoure, « le marché est sain et continue de croître, grâce à des collectionneurs passionnés de belles mécaniques, très pointus dans leur domaine, toujours prêts à payer le prix pour une voiture au pedigree limpide. Ceci est logique si l’on considère qu’un véhicule, au même titre qu’une toile de maître, est une œuvre d’art à part entière. En somme, si l’on met de côté l’aspect de pur placement financier, les amateurs achètent du rêve et une histoire. Enfin, il ne faut pas oublier que rouler “en ancienne” chasse l’ennui, et que les voitures de collection font écho à la liberté et à la nostalgie d’une époque révolue à l’heure où les politiques imposent des normes routières plus contraignantes », conclut le spécialiste.

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« Rétromobile 2023 by Artcurial Motorcars», 3, 4 et 5 février 2023, Paris Expo, Hall 2.2, porte de Versailles, 75015 Paris.

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