Fermée depuis le 19 octobre 2025 à la suite du vol de bijoux estimés à 88 millions d’euros, la galerie d’Apollon a rouvert au public le 22 juillet 2026. Les malfaiteurs s’étaient introduits par une fenêtre du Louvre donnant sur la Seine avant de découper les vitrines à la disqueuse. La réouverture s’est déroulée en présence de la ministre de la Culture, Catherine Pégard, et de Christophe Leribault, président-directeur du musée.
Conçue à l’origine comme une galerie de réception pour Louis XIV, la salle 705, au premier étage de l’aile Denon, a retrouvé sa vocation d’apparat, désormais dépourvue des vitrines qui abritaient les gemmes et les bijoux des souverains de France. Au XVIIe siècle, la galerie était conçue comme une œuvre d’art en soi. En déambulant entre la rotonde d’Apollon et le Salon carré, ouvrant sur la Grande Galerie, les visiteurs pourront admirer le décor exceptionnel de stucs, tapisseries des Gobelins installées en 1852 et les œuvres signées Charles Le Brun, François Girardon, Louis Jean François Lagrenée ou Eugène Delacroix, qui servit de modèle à la galerie des Glaces du château de Versailles.
À terme, un nouvel espace sécurisé accueillera les joyaux de la Couronne qui n’ont pas été dérobés. Cette « chambre forte, sans fenêtres, à un autre endroit du musée », selon Christophe Leribault, s’inscrit dans le projet de chantier d’envergure du « Louvre – Nouvelle Renaissance », d’un montant global évalué aux alentours de 1 milliard d’euros, dont 360 millions encore à trouver auprès de mécènes.




