Arles attire les galeries. Notamment pendant les rencontres internationales de la photographie, qui ouvrent cette semaine dans la cité des Bouches-du-Rhône, avec son cortège de visiteurs professionnels, collectionneurs et autres VIP. Certains s’y sont implantés durablement, à l’instar de Laurent Godin, qui après avoir fermé son espace parisien, a ouvert à Arles un espace permanent, une façon de « voir si la périphérie peut être au centre », confie-t-il. La galerie y fête son premier anniversaire avec une exposition consacrée à Peter Buggenhout. Autre enseigne à s’inscrire dans la durée : Anne-Laure Buffard occupe l’Hôtel de la Lauzière, avant l’achèvement de sa réhabilitation prévu pour l’été 2027. Pour cette deuxième saison, toujours en mode work in progress, les lieux accueillent sur quelques jours seulement, du 6 au 9 juillet, le travail d’Adrianna Wallis & Diane Esmond avec l’exposition « Il restera la gravité ». Elle fait suite à une première présentation ce printemps à la galerie Anne-Laure Buffard dans le Marais, à Paris. De Jean de Loisy au philosophe Philippe Descola, une après-midi de rencontres et débats est prévue le 9 juillet sur place.
D’autres ont opté pour des expositions pop-up, telle l’enseigne parisienne RX & SLAG. Celle-ci s’installe cet été dans un espace éphémère situé entre les Arènes et Lee Ufan Arles. Elle y présente du 7 juillet au 1er août 2026 un « Summer Show », réunissant des œuvres de Bae Bien-U, Raymond Depardon, Anna Malagrida et Elger Esser. De Raymond Depardon (né en 1942), est montrée « l’une de ses séries les plus intimes, La Ferme du Garet », « travail autobiographique d’une grande pudeur [qui] revisite les terres de son enfance et propose une réflexion sensible sur le monde rural, la mémoire et l’attachement aux origines », résume la galerie. Dialoguent avec ses images celles du Coréen Bae Bien-U (né en 1950), axées sur des paysages naturels en noir et blanc, notamment autour de Chambord. L’Espagnole Anna Malagrida (née en 1970) aborde avec poésie des sujets difficiles comme la guerre, la politique et la femme au Moyen-Orient. Enfin, le Franco-allemand Elger Esser (né en 1967), élève de Bernd et Hilla Becher à la Kunstakademie de Düsseldorf, dévoile des œuvres réalisées sur plaques de cuivre, « dont la brillance et la texture singulières confèrent aux panoramas une lumière diffuse et une profondeur hors du temps, emblématiques de son esthétique romantique ».
---
« Peter Buggenhout – Regarder à travers », jusqu’au 12 septembre 2026, Galerie Laurent Godin, 12 rue Anatole France, 13200 Arles
« Adrianna Wallis & Diane Esmond. Il restera la gravité », du 6 au 9 juillet 2026, Hôtel de la Lauzière, 42 rue de la République, 13200 Arles, https://annelaurebuffard.com/artists/
« Summer Show », du 7 juillet au 1er août 2026, RX & SLAG Arles, 7 rue Baléchou, 13200 Arles, www.rwslag.com




