Le Mensuel
Newsletter
Abonnements
Le Mensuel
Newsletter
L'actualité des galeries
L'éditorial de la semaine
Expositions
Marché de l'art
Musées et institutions
Politique culturelle
Livres
L'actualité des galeries
L'éditorial de la semaine
Expositions
Marché de l'art
Musées et institutions
Politique culturelle
Livres
Perspectives
Actualité

Zineb Sedira, Venise et la polémique

L'édito de la semaine du 3 février 2020.

Philippe Régnier
2 février 2020
Partagez

Le fait est inédit : dans le communiqué annonçant le choix de Zineb Sedira pour représenter la France à la 59e Biennale internationale d’art de Venise en 2021, le ministre de la Culture, Franck Riester, s’est senti dans l’obligation de « réaffirmer son soutien au choix du comité de sélection », dénonçant de fausses informations circulant sur l’artiste. Le 25 janvier, Jacqueline Frydman, directrice du Passage de Retz à Paris et présidente d’ISART, s’étonnait dans une lettre au locataire de la Rue de Valois, relayée sur Twitter par Bernard-Henri Lévy, que la France puisse être représentée à Venise par une artiste qui avait demandé que ses œuvres soient retirées en 2017 de la Biennale de la Méditerranée à Sakhnin, en Israël. Selon elle, la sélection de cette artiste était « une promotion de la campagne dite BDS dont les appels au boycott d’Israël ont été condamnés par la plus haute juridiction française, à savoir la Cour de cassation ». Zineb Sedira a répondu par un communiqué transmis à l’AFP dans lequel elle affirme : « Je suis heureuse de représenter la France et m’attacherai toujours à lutter contre toutes formes de haine, d’actes ou de propos racistes ou antisémites ». Et de poursuivre : « Jamais je n’ai adhéré à cette organisation, jamais je n’ai eu d’accointance avec ce mouvement. Je condamne d’ailleurs fermement tout boycott et je ne peux être associée ou être solidaire du BDS ».

Zineb Sedira Coutesy de l'artiste et de Kamel Mennour, D.R.

La polémique étant maintenant close, l’artiste franco-algérienne succédera donc à Laure Prouvost au pavillon français de la Biennale de Venise. Le profil des deux artistes est d’ailleurs étonnamment proche. Toutes deux sont des femmes, qui vivent à l’étranger (à Londres pour Zineb Sedira, à Anvers pour Laure Prouvost) et qui ont étudié dans la capitale britannique. Est-ce un hasard ou un statement de la part des ministères de privilégier pour Venise des artistes qui ont délibérément tourné le dos aux écoles d’art françaises pour se former au Royal College of Art, à la Slade School of Art et à Central Saint Martins pour Zineb Sedira, au Goldsmiths College et à Central St Martins pour Laure Prouvost ? La question se pose.

PerspectivesBiennale de VeniseLaure ProuvostZineb SediraFranck RiesterMinistère de la CultureMennour
Partagez
Abonnez-vous à la Newsletter
Informations
À propos du groupe The Art Newspaper
Contacts
Politique de confidentialité
Publications affiliées
Cookies
Publicité
Suivez-nous
Instagram
Bluesky
LinkedIn
Facebook
X
Ce contenu est soumis à droit d'auteurs et copyrights

À lire également

PerspectivesActualité
11 février 2020

Zineb Sedira réagit sur les réseaux sociaux

Après les réactions suscitées par sa désignation pour représenter la France à la Biennale de Venise 2021, Zineb Sedira publie un texte sur les réseaux sociaux.

Philippe Régnier
PerspectivesOpinion
29 mars 2020

Aider le secteur culturel

Le ministère de la Culture a dévoilé vendredi 27 mars un premier plan d’action en faveur des artistes-auteurs. Franck Riester a également rappelé les dispositifs déjà pris dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.

Philippe Régnier
Musées et institutionsActualité
29 janvier 2020

Franck Riester entend renforcer la coopération indo-française

Le ministre français de la Culture s’est rendu en Inde pour promouvoir les échanges entre ce pays et la France dans les domaines des industries créatives, de la musique et du cinéma.

Philippe Régnier