À Toulouse, le Nouveau Printemps investit chaque année un quartier de la ville sous le regard d’une personnalité associée. Pour son édition 2027, le festival de création contemporaine s’installe sur l’île du Ramier, en collaboration avec le Centre Pompidou. Sa programmation a été confiée à une grande voix de la littérature française, Maylis de Kerangal. Auteure d’une dizaine de romans et de récits, dont Réparer les vivants et Corniche Kennedy, l’écrivaine a reçu le prix Médicis en 2010. Son écriture, nourrie d’enquêtes et de rencontres, plonge le lecteur dans des milieux singuliers : le soin, l’art ou les chantiers et le monde du travail.
Pour 2027, elle a imaginé un programme en lien avec son univers, son goût pour l’enquête, les cartes et les récits romanesques. Conçu comme un roman, le festival se déclinera en quatre chapitres hebdomadaires : « arriver/cartographier », « explorer/se documenter », « rencontrer l’autre/se confronter » et « habiter ». « Cette édition sera placée sous l’empire des paysages, des récits qu’ils charrient, des histoires qu’ils racontent », confie-t-elle. Le parcours, composé d’une dizaine d’installations et d’expositions, se déploiera du 27 mai au 27 juin 2027. Quatre journées inaugurales festives et pluridisciplinaires sont prévues du 27 au 30 mai 2027, et un forum de la biodiversité, croisant regards artistiques et scientifiques, rythmera le week-end d’ouverture.
L’île du Ramier, territoire fluvial aux multiples usages, a d’abord accueilli des activités industrielles avant de devenir, au XXe siècle, un lieu de loisirs et de pratiques sportives, avec le Parc Toulousain et le Stadium municipal. Elle se réinvente aujourd’hui en écoparc de 260 hectares, dans le cadre du projet Grand Parc Garonne. Les œuvres se déploieront sur la quasi-totalité de ces lieux et le festival s’appuiera également sur ses partenaires historiques : le Théâtre Garonne, Les Abattoirs, le Château d’Eau, l’hôpital de la Grave, le Muséum mais aussi le Quai des Savoirs.




