L’Association des Amis des Beaux-Arts de Paris a dévoilé, le 24 juin 2026, les lauréats de l’édition 2026 de ses prix destinés à soutenir la jeune création artistique. Sept étudiants des Beaux-Arts de Paris ont été distingués par un jury composé de professionnels du monde de l’art contemporain, chacun recevant une dotation de 5 000 euros. Créés en 2008, les Prix des Amis des Beaux-Arts de Paris ont pour objectif d’accompagner des étudiants de 3e et 5e année dans le développement de leur pratique artistique et leur insertion professionnelle.
Le Prix Thaddaeus Ropac (soutenu par la galerie éponyme) a été décerné à Louise Glévéau Guerreiro, étudiante en 5e année dans l’atelier de Romain Bernini. Selon les termes des organisateurs, elle « transforme l’espace pictural en un territoire immersif où la matière devient paysage. Préparés à la poudre de marbre, les supports se distinguent par leur minéralité, leur matité et leur texture granuleuse, évoquant les parois d’une grotte qui enveloppent le regardeur ».
De son côté, Margarita Sherstiuk, lauréate du Prix du Portrait Bertrand de Demandolx-Dedons, est étudiante de 4e année à l’atelier de Gérard Quenum. Cette artiste, qui partage son activité entre l’Ukraine et la France, développe depuis plusieurs années une pratique collaborative mêlant peinture, vidéo, installation, sculpture, musique et performance.
Avec le prix Weil (soutenu par le cabinet Weil), Mathis Pettenati (en 5e année dans l’atelier de Mireille Blanc et d’Eva Nielsen) est distingué pour une démarche qui questionne les mécanismes de fabrication de l’image. Ses peintures intègrent des matériaux issus du quotidien et de l’atelier. « Ces éléments portent la mémoire des gestes, des usages et des trajectoires qui ont précédé leur apparition dans l’œuvre, transformant la peinture en un espace de convergence entre expériences matérielles, géographiques et temporelles », expliquent les responsables du prix.
Le Prix Khalil de Chazournes a été remis à Célia Gonzalez, étudiante en 5e année dans l’atelier de Bruno Perramant. « Ma pratique se déploie dans un espace de friction entre peinture, écriture et installation. J’y interroge le corps comme lieu d’archive, l’intime comme espace politique, et la mémoire comme un champ de fractures à la fois personnelles et collectives », souligne l’artiste.
Amalia Khalifa, en 5e année dans les ateliers de Bruno Perramant et de Valérie Jouve, est récompensée par le prix Arthur de Baudry d’Asson. Explorant les zones de tension entre photographie et peinture, elle travaille à partir de ses propres images, le montage, le transfert et la superposition afin de transformer le document photographique en une matière visuelle plus instable et ouverte à l’interprétation.
Le Prix des Amis, attribué par les adhérents de l’association, est revenu à Mathieu Santori-Lamberti, étudiant en 5e année dans l’atelier d’Emmanuel Van der Meulen. Son travail de dessin se déploie sur différents supports et explore notamment les thèmes de l’érotisme, de la sensualité et de l’ambiguïté des perceptions.
Enfin, le tout nouveau Prix François Masson a distingué Alexandra Willis, étudiante en 5e année dans les ateliers de Julien Creuzet, Dove Allouche et Laurent Esquerré. Née à Londres et diplômée d’un master de chimie de l’Université d’Oxford, elle développe une pratique mêlant sculpture, installation et performance.
Cette année, le jury était composé de la critique d’art Aude de Bourbon Parme ; de la galeriste Alice Vaganay (directrice de la galerie Suzanne Tarasieve) ; du commissaire d’exposition Joël Riff ; du directeur artistique de la Collection Lambert Stéphane Ibars ; et enfin de l’artiste Jean Claracq, diplômé des Beaux-Arts de Paris.




