La Fondation Simone et Cino Del Duca, organisation philanthropique abritée par l’Institut de France depuis 2005, a attribué son Grand Prix artistique à Bruno Perramant. Chaque année, sur proposition de l’Académie des beaux-arts, ce prix bénéficiant d’une dotation de 100 000 euros récompense l’ensemble de la carrière d’un artiste de dimension internationale, alternativement dans les domaines de la peinture, de la sculpture et des compositions musicales. Pour cette année 2026, il sera décerné à Bruno Perramant sous la Coupole de l’Institut de France lors de la séance solennelle de remise des Grands Prix des fondations, le 17 juin 2026.
Né en 1962 à Brest, dans le Finistère, Bruno Perramant développe une peinture habitée de chimères, entre souvenirs personnels et récits collectifs. Formé aux Beaux-Arts de Brest, Quimper et Avignon, Bruno Perramant développe très tôt un travail construit en cycles et en séries, où des motifs récurrents se déploient notamment à travers le polyptyque. Régulièrement exposée en France comme à l’étranger, du Centre Pompidou à la Kunsthalle de Vienne (Autriche), en passant par le MAC/VAL (Vitry-sur-Seine), son œuvre a intégré de nombreuses collections privées et publiques. En parallèle de sa pratique artistique, il enseigne la peinture à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, où il est chef d’atelier.
« Dans ses peintures et polyptyques s’entrechoquent l’histoire de l’art et celles du cinéma, de la littérature, de l’humanité, entrecoupées de flashs se rapportant à l’histoire personnelle de sa vie. On y voit une succession de découpes, de collages mentaux fulgurants, associant indifféremment l’Histoire, les histoires et nos histoires confondues. Le jury a été particulièrement sensible à cette démarche originale et à son talent de peintre qui ouvre à la discipline des horizons trop souvent délaissés », explique l’artiste Jean-Marc Bustamante, membre du jury.

Kader Attia. Photo Nicole Tanzini di Bella
Par ailleurs, Kader Attia, déjà lauréat du Prix Marcel-Duchamp en 2016, est lauréat du Prix de sculpture 2026, assorti d’une dotation de 25 000 euros. « Artiste majeur de la scène contemporaine internationale, Kader Attia développe une œuvre protéiforme (sculpture, installation, film, photographie) qui interroge les identités, les héritages culturels et les fractures historiques », affirme la Fondation Simone et Cino Del Duca. Et d’ajouter : « Son travail est traversé par une réflexion centrale sur la blessure et la réparation – qu’elle soit physique, psychique ou symbolique ».




