MARIA LUND (PARIS)
La galerie Maria Lund propose un solo show de l’artiste sud-africaine Lyndi Sales, dont les recherches plastiques explorent la transformation et la reconstitution, entre collages de fragments naturels, papiers découpés, broderies ou encore tissages. Marquée par le crash de l’avion de la South African Airways, dit « vol Helderberg », en 1987, et par l’histoire de l’apartheid, Lyndi Sales interroge fragilité, mémoire et migra-tions à travers des matériaux trouvés, tels des cartes ou gilets de sauvetage. Inspirée par le site mégalithique sud-africain de Blaauboschkraal (connu également sous le nom d’Adam’s Calendar), elle intègre des terres prélevées et utilise des bols chantants tibétains lors de performances. Représentante de l’Afrique du Sud à la Biennale de Venise en 2011, elle expose au Museum for Papirkunst, à Blokhus, au Danemark (« Afterlight », jusqu’au 27 septembre 2026).
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Kenia Almaraz Murillo, La Hormiga, 2024, textile. Courtesy de l’artiste et de Waddington Custot
WADDINGTON CUSTOT (LONDRES, PARIS, DUBAÏ)
Le 8 avril 2026, Waddington Custot inaugurera son espace rue de Seine, dans le 6e arrondissement de Paris, avec une exposition sur les Nabis. À Art Paris, elle présente Édouard Vuillard et Pierre Bonnard aux côtés de Serge Poliakoff, Hans Hartung, Yves Dana, Ian Davenport et Fabienne Verdier. Une attention particulière est portée au travail de Kenia Almaraz Murillo, sélectionnée pour le prix Her Art. Ses sculptures murales tissées mêlent fils indigènes boliviens, objets urbains recyclés et néons. Diplômée des Beaux-Arts de Paris, formée au tissage par Simone Prouvé, Kenia Almaraz Murillo participe par ailleurs à plusieurs manifestations en France et en Espagne : au MO.CO., à Montpellier (« L’Esprit de l’atelier », jusqu’au 3 mai 2026), au château de Taurines, à Centrès (Aveyron), de juin à octobre 2026, ainsi qu’au Museu Fundación Juan March, à Palma, de novembre 2026 à avril 2027, puis au Museo de Arte Abstracto Español, à Cuenca, de juin à octobre 2027.
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Jean Le Gac, Envoi postal 2, 1969-1971, plaque offset. © Succession Jean Le Gac
FRANÇOISE LIVINEC (PARIS, HUELGOAT)
Au sein du parcours « Babel – Art et langage en France », réunissant des artistes français qui ont intégré l’écrit dans leur pratique plastique, la galerie Françoise Livinec montre l’œuvre de Jean Le Gac, décédé le 26 décembre 2025. Parmi les pièces maîtresses figurent : les plaques offset des Envois postaux (1969-1971), 23 cartes expédiées avec Christian Boltanski à 600 personnalités, dont Harald Szeemann, lequel les sélectionne aussitôt pour la Documenta 5, à Cassel (Allemagne), en 1972. Encadrées puis oubliées par Jean Le Gac, elles ont refait surface en 2025, au musée de l’Hospice Saint-Roch, à Issoudun (Indre). En résonance sont montrés les travaux de Loïc Le Groumellec, consacrés au capitulaire de Charlemagne, et de Wei Ligang, avec des œuvres créées lors de ses résidences à la galerie entre 2012 et 2014.
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Nicolas Boulard, Fourme II, 2026, 5 couches de tissu et laine artisanale. Courtesy de l’artiste et de la galerie 22,48 m2
22,48 M2 (ROMAINVILLE)
C’est à Nicolas Boulard, lequel détourne les codes de l’art minimal et conceptuel à l’aide de matériaux alimentaires, que la galerie 22,48 m2 consacre son stand. À Art Paris, le fromage devient sa matière première : formes, moisissures et fermentation inspirent motifs et méthodes. S’appropriant ces matières en transformation, notamment le penicillium du roquefort, l’artiste décline cette recherche en tapisseries de laine, marqueteries, mobilier et sculptures en bronze ou plâtre. Par cette pratique sculpturale, où les processus biologiques dialoguent avec une esthétique minimaliste, il se questionne sur le patrimoine culinaire français et les protocoles de l’art contemporain dans une démarche conceptuelle surprenante.
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Juliette Agnel, La Main de l’enfant, 2023, tirage fine art mat. Courtesy de l’artiste et de la galerie Clémentine de la Féronnière
CLÉMENTINE DE LA FÉRONNIÈRE (PARIS)
Au sein de la thématique « Babel –Art et langage en France », la galerie Clémentine de la Féronnière expose le travail de Juliette Agnel. La photographe, nommée pour le prix BNP Paribas banque privée Un regard sur la scène française et lauréate 2023 du prix Niépce Gens d’images, poursuit son exploration des forces invisibles qui relient l’homme à la nature. Après un solo show intitulé « La Main de l’enfant » aux Cryptoportiques, lors des Rencontres d’Arles en 2023, et consacré aux grottes préhistoriques d’Arcy-sur-Cure (Yonne), Juliette Agnel développe ses recherches sur le rapport géologique et végétal des paysages, du Soudan au Groenland. Dans la section générale, l’enseigne parisienne présente également Jesse Willems et ses collages photographiques abstraits enveloppés de papiers chinés, Lee Shulman et Ibrahim Mahama.
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Otobong Nkanga, Inyang, 2025, argile. Courtesy de l’artiste et de la galerie In Situ – fabienne leclerc. Photo Pauline Assathiany
IN SITU – FABIENNE LECLERC (ROMAINVILLE)
Partageant un stand avec son homologue néerlandaise Lumen Travo (Amsterdam), la galerie In Situ – fabienne leclerc met à l’honneur Otobong Nkanga, l’une des douze finalistes du prix Her Art 2026. L’artiste d’origine nigériane pose la question du territoire et des ressources naturelles à travers des dessins, installations, tapisseries et performances. Cette présentation fait suite à l’exposition « I dreamt of you in colours » au musée d’Art moderne de Paris en 2025-2026. Représentant l’Afrique du Sud à Venise en 2019, Otobong Nkanga déploie une œuvre dans laquelle matières et paysages révèlent histoires coloniales et urgences environnementales. Gerald Petit, Renaud Auguste-Dormeuil, Daniele Genadry et Constance Nouvel figurent à ses côtés sur le stand.
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Art Paris, 9-12 avril 2026, 7 avenue Winston Churchill, 75008 Paris.



