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En 2025, des résultats très forts pour le sommet du marché

L’année a vu les enchères renouer avec des résultats spectaculaires chez Sotheby’s, Christie’s et Phillips, pour les grandes collections d’art mais aussi dans d’autres domaines.

Alexandre Crochet
5 janvier 2026
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François-Xavier Lalanne, Hippopotame Bar, pièce unique, vendu pour 31,4 millions de dollars en décembre 2025. Photo : Sotheby's

François-Xavier Lalanne, Hippopotame Bar, pièce unique, vendu pour 31,4 millions de dollars en décembre 2025. Photo : Sotheby's

Grâce à des collections prestigieuses, et un second semestre bien plus dynamique, le marché international renoue avec les sommets. Le chiffre d’affaires de Sotheby’s a bondi de 17 % par rapport à 2024 pour atteindre 7 milliards de dollars en 2025. Christie’s totalise de son côté 6,2 milliards de dollars, en hausse de 6 %. Phillips progresse de 10 % comparé à 2024, avec un total de 927 millions de dollars. Les taux de lots vendus se situent chez ces trois leaders du marché autour de 87 ou 88 %, un niveau globalement satisfaisant dans un contexte mondial complexe.

Ces résultats démontrent la solidité du marché pour le très haut de gamme, terrain de jeu de la haute finance qui nécessite toujours plus de moyens pour apporter des garanties considérables aux vendeurs et décrocher la timbale des grandes collections généralement américaines. À ce jeu parfois délicat, c’est Sotheby’s qui remporte la palme cette année, notamment grâce à l’argent frais apporté en 2024 au groupe de Patrick Drahi par un nouvel actionnaire, le fonds souverain d’Abou Dhabi, à hauteur de 1 milliard de dollars.

Le succès des collections, celle de Leonard A.Lauder en tête, a permis à Sotheby’s d’engranger 1,17 milliard de dollars en novembre dernier en six ventes « en gants blancs » pour l’inauguration de ses nouveaux locaux dans l’ex-Met Breuer. De Gustav Klimt, Bildnis Elisabeth Lederer (Portrait of Elisabeth Lederer) a atteint la somme folle de 236,4 millions de dollars, tandis que deux autres peintures de l’artiste viennois ont récolté 86,9 et 70,8 millions de dollars. Piles de romans parisiens et roses dans un verre (Romans parisiens) de Vincent van Gogh est parti pour 62,7 millions de dollars, et Frida Kahlo a décroché un nouveau record du monde à 54,7 millions de dollars pour El sueño (La cama). « Nous sommes très satisfaits de nos résultats pour 2025, qui reflètent un retour à la croissance et une excellente exécution [des souhaits] de nos clients », a déclaré Charles F. Stewart, PDG de Sotheby’s. Et d’ajouter : « Nos solides performances au second semestre témoignent d’une dynamique claire sur nos marchés, alimentée par des collections majeures de grande qualité qui répondent à la demande record des acheteurs de Sotheby’s ». Les enchères surtout ont progressé (de 4,5 à 5,7 milliards de dollars), alors que les ventes privées sont, elles, en léger recul (1,2 contre 1,3 milliard).

Adrien Meyer, à la tête des ventes mondiales privées de Christie's et coprésident des ventes d'art impresionniste et moderne, adjugeant No. 31 (Yellow Stripe) de Mark Rothko (Collection Robert F. et Patricia G Ross Weis) pour 62,1 millions de dollars à New York en novembre 2025.

Photo: Christie's

Chez Christie’s, les résultats sont plutôt stables avec des enchères qui progressent de 6 % en dollars (et stationnaires en euros) et un total des ventes privées de 1,5 milliard de dollars (stationnaire en dollars, en recul de 5 % en euros), avec 17 transactions en gré à gré à plus de 15 millions de dollars chacune… Pour Bonnie Brennan, directrice générale de Christie’s, « le dynamisme est de retour dans les salles de vente, en ligne comme sur l’ensemble du marché. Nous observons un regain de confiance à l’échelle mondiale, qui se reflète dans ces résultats exceptionnels restés solides tout au long de l’année. Le premier semestre, qui s’était révélé prometteur, a été suivi d’un second semestre encore plus compétitif, offrant à nos clients les meilleurs résultats du marché. 2025 s’achève sur des accents très positifs, toutes catégories et plateformes confondues ».

Christie’s n’a guère démérité en novembre : à New York, ses ventes 20/21 ont totalisé 964,5 millions de dollars, « le chiffre le plus élevé réalisé par Christie’s depuis trois ans », précise la maison de la famille Pinault. Signé Mark Rothko, No. 31 (Yellow Stripe), issue de la collection Robert F. and Patricia G. Ross Weis a changé de mains pour 62,1 millions de dollars. Plutôt discret en 2025, l’art ancien a toutefois brillé chez Christie’s quand, en juillet dernier, à Londres, Il ritorno del Bucintoro il giorno dell’Ascensione de Canaletto a établi un nouveau record pour l’artiste à 31,9 millions de livres (43,9 millions de dollars).

Au-delà des grandes signatures de l’histoire de l’art, force est de constater qu’en 2025 les plus grosses fortunes de la planète (et des fonds !) ont jeté de plus en plus leur dévolu (et placé leurs abondantes liquidités) sur une typologie de pièces qui jadis n’auraient jamais obtenu ces prix déments. En particulier dans le design et le luxe. Chez Sotheby’s, c’est le propre sac Hermès modèle Birkin de Jane Birkin qui s’est envolé pour 10 millions de dollars. Toujours chez Sotheby’s, un bar Hippopotame de François-Xavier Lalanne est parti pour la somme folle de 31,4 millions de dollars, et un squelette de Ceratosaurus pour 30,5 millions. À Pebble Beach au mois d’août, une Ferrari 250 GT SWB California Spider Competizione de 1961 a pulvérisé les records à 25,3 millions de dollars chez Gooding Christie’s. Chez Christie’s, The Winter Egg de Fabergé s’est vendu pour 22,9 millions de livres (30,2 millions de dollars), établissant ainsi un nouveau record mondial aux enchères pour une œuvre de l’orfèvre installé en Russie.

Francis Bacon, Study for Head of Isabel Rawsthorne and George Dyer, 1967. Vendu pour 16 millions de dollars. Courtesy Phillips

Quant à Phillips, la maison britannique enregistre une hausse de 10 % avec un total de 927 millions de dollars, dont 725 millions de dollars pour les enchères. Et environ 200 millions de dollars pour les ventes privées, qui atteignent pour la première fois ce niveau chez Phillips, grâce à une progression spectaculaire de 66 %. Là aussi, le constat est similaire : si un tableau de Francis Bacon, vendu pour 16 millions de dollars, ou un Joan Mitchell, échangé pour 14 millions de dollars, figurent en bonne position de son « Top Ten », plusieurs montres ont brillé en 2025. Une rare Patek Philippe a changé de poignet pour la bagatelle de 17,6 millions de dollars. Qui dit mieux ?

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