Après des semaines d’attente et d’atermoiements, le projet « Louvre – Nouvelle Renaissance » semble enfin être relancé. Selon les informations du Figaro, les membres du jury se réuniront le 13 mai prochain. Cet ambitieux programme, annoncé par le président Emmanuel Macron le 28 janvier 2025, avait pourtant été mis en suspens au début de février 2026, lorsque la réunion du jury chargée de désigner le lauréat du concours d’architecture fut reportée sine die, une semaine seulement avant la date prévue. Ce revers pour Laurence des Cars, présidente du Louvre et cheville ouvrière du dossier, fut suivi de peu par sa démission, le 24 février, dans le contexte de la crise ouverte par le vol des joyaux de la Couronne au musée.
Le projet prévoit la création de nouveaux espaces sous la cour carrée, et notamment d’un écrin spécialement conçu pour accueillir la Joconde et ses millions de visiteurs. Un concours international d’architecture a été lancé et cinq groupements d’architectes ont été sélectionnés pour être auditionnés par le jury. Les équipes candidates avaient trois mois pour imaginer la réorganisation d’espaces couvrant une surface d’environ 22 000 mètres carrés, y compris les volets techniques et liés à la sécurité. Ce délai très court avait été légèrement étendu par la suite, une semaine supplémentaire ayant été accordée à la demande des architectes.
Toujours selon Le Figaro, le nouveau président-directeur du musée du Louvre, Christophe Leribault, et la ministre de la Culture, Catherine Pégard, se sont rendus à la préfecture d’Île-de-France où sont conservées les maquettes rendues par les architectes, pour se faire un premier avis.
Reste une question épineuse, celle du financement de ce projet pharaonique. La Cour des comptes estime à 1,15 milliard d’euros le coût de ce plan d’agrandissement, à comparer aux 700 à 800 millions d’euros chiffrés initialement par l’Élysée. Dans leur rapport publié en octobre 2025, les sages de la rue Cambon s’interrogeaient notamment sur un montage financier qui repose, selon eux, « sur des hypothèses fragiles », en l’occurrence le mécénat, les recettes issues de la licence « Louvre Abu Dhabi » et la billetterie, le musée du Louvre ayant relevé de 45,5 % son tarif d’entrée pour les visiteurs non ressortissants de l’Union européenne et de l’Espace économique européen depuis janvier.




