Les ventes à l’Hôtel Drouot et Drouot Bagnolet (site complémentaire dédié au tout-venant, pour un total de 2,5 millions d’euros) s’élèvent à 384,8 millions d’euros en 2025. Soit une augmentation de 14,56 % comparé à 2024. Les ventes en ligne sur Drouot.com – hors Hôtel Drouot – totalisent quant à elles 384,2 millions d’euros, en hausse de près de 23 %, Drouot se définissant désormais comme une plateforme de vente globale comprenant son site Internet hébergeant des ventes de régions ou de l’étranger, ainsi que celle de l’Hôtel des ventes historique.
« Ce résultat est porté par plus de 200 enchères supérieures à 100 000 euros et 136 préemptions des institutions et musées français », précise l’Hôtel des ventes. Des chiffres qui confirment une certaine vitalité du segment supérieur du moyen marché à Drouot. L’année a été aussi marquée par de très belles enchères, tels celle obtenue pour un portrait de Dora Maar peint par Pablo Picasso et vendu 32 millions d’euros avec les frais par Lucien Paris, enchère la plus élevée en France en 2025. Mais également par la vente à 4,7 millions d’euros du sabre de Napoléon Ier par la maison Giquello : offert en 1815 par l’empereur à son fidèle Grouchy, il était resté depuis dans sa descendance. Par ailleurs, un dessin de Daniele da Volterra, élève de Michel-Ange, a remporté 4,1 millions d’euros (Millon). Cette étude pour l’une de ses fresques de la Trinité-des-Monts, provenant d’une succession de la région nantaise, a battu le record mondial pour l’artiste. Parmi les enchères millionnaires figurent aussi une œuvre importante de Pierre-Auguste Renoir, L’enfant et ses jouets – Gabrielle et le fils de l’artiste, Jean. Inédite et jamais répertoriée auparavant, elle a obtenu 1,8 million d’euros (Christophe Joron-Derem), tandis qu’une toile de Caillebotte représentant des Pommiers en fleurs s’est vendue pour 1,1 million d’euros (Auction Art Rémy Le Fur & Associés).
Président de Drouot, Alexandre Giquello note « la dynamique forte pendant la semaine d’Art Basel, pendant laquelle beaucoup de collectionneurs, décorateurs et visiteurs de la foire sont aussi passés à Drouot », confie-t-il. Le Picasso avait été proposé dans ce créneau-là… « L’exceptionnel se vend toujours bien, observe-t-il, et les Français, entre autres, disposent de très importantes réserves financières ». L’inédit aussi !




