La série noire qui a frappé le premier musée de France en 2025, victime le 19 octobre du vol spectaculaire des joyaux de la Couronne, restés introuvables à ce jour, et contraint de fermer des salles en raison de problèmes de vétusté et d’inondations, se poursuit en ce début d’année avec la reprise du mouvement de grève initié avant la trêve des confiseurs. Votée le 15 décembre dernier, avant d’être suspendue le 19, la mobilisation a été reconduite à l’unanimité ce 5 janvier par les personnels du musée réunis en assemblée générale. L’intersyndicale CGT-CFDT-SUD avait donné rendez-vous à la rentrée pour décider des suites du mouvement.
Les agents protestent contre les sous-effectifs, la dégradation du bâtiment mais aussi la hausse des tarifs pour les touristes non européens – une mesure entrant en vigueur le 14 janvier prochain. Les syndicats jugent insuffisantes les avancées dans les négociations menées avec le ministère de la Culture, qui a notamment promis l’annulation d’une baisse de 5,7 millions d’euros des dotations publiques au Louvre et des recrutements et revalorisations indemnitaires. « Notre mobilisation se poursuivra jusqu’à la victoire ! », indique la CGT Louvre sur son compte Instagram.
Ce mouvement social, dans un climat particulièrement tendu depuis plusieurs semaines, durcit le bras de fer entre le personnel et la direction de l’établissement parisien. Laurence des Cars, sa présidente-directrice, a dû s’expliquer face aux parlementaires sur les dysfonctionnements au sein de son établissement après le casse. La Rue de Valois a nommé Philippe Jost, qui a orchestré avec succès le chantier de reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris, à la tête d’une mission de réorganisation « en profondeur » du musée du Louvre.
« L’ouverture du musée peut être perturbée et certaines salles rester exceptionnellement fermées. Nous vous prions de nous excuser de la gêne occasionnée », indique le site Internet du Louvre.
