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La Cour des comptes réitère ses recommandations à la Société des Amis du Louvre

Dans un rapport sur les exercices 2018 à 2024, la Rue Cambon appelle à « une modernisation urgente » de l’association fondée en 1897, pointant « de nombreuses fragilités structurelles ».

Stéphane Renault
7 janvier 2026
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La carte des Amis du Louvre. D.R.

La carte des Amis du Louvre. D.R.

Faisant suite à la publication de rapports, le 6 novembre 2025, sur l’Établissement public du musée du Louvre et du Fonds de dotation du musée du Louvre, la Cour des comptes a rendu public le 11 décembre dernier son examen de la Société des Amis du Louvre (SAL), la plus grande société des amis muséale de France, forte de plus de 67 000 membres, sur la période allant de 2018 à 2024.

Dans ses conclusions, la Rue Cambon pointe « une position éminente de cette société d’amis, s’accompagnant de responsabilités renforcées, auxquelles l’association ne répond pas de manière satisfaisante ». Selon son constat : « de nombreuses fragilités structurelles affectent son cadre statutaire et organisationnel, la gestion des ressources humaines, ainsi que le respect des obligations liées à l’appel à la générosité du public : elles appellent une modernisation urgente ».

Parmi les sujets mis en avant, la Cour épingle « les statuts, inchangés depuis près de quarante ans, [qui] ne sont plus conformes aux exigences légales applicables aux associations reconnues d’utilité publique », ajoutant que « le manque de formalisation des délégations et l’absence de projet associatif structuré fragilisent la cohérence et la sécurité juridique de l’action de la SAL et de ses dirigeants ».

En outre, le rapport stipule que « des campagnes menées auprès du public n’ont pas fait l’objet des déclarations préalables obligatoires, tandis que la transparence financière demeure insuffisante : absence de publication du compte d’emploi des ressources (CER) jusqu’en 2025, absence de distinction comptable entre cotisations et dons, et information limitée des donateurs ».

Enfin, « les cotisations représentent plus des deux tiers des recettes annuelles, mais leur grille tarifaire est devenue complexe et incohérente. Les dons, limités à 0,3 million d’euros par an, se confondent partiellement avec des cotisations ». La Cour estime ainsi que « les procédures de collecte et de suivi des adhésions restent insuffisamment formalisées au regard des enjeux financiers ».

Dans ses conclusions, le rapport recommande notamment « la révision des statuts d’ici 2026 en lien avec le ministère de l’Intérieur et le Conseil d’État, l’adoption d’une nouvelle convention avec le musée du Louvre pour se conformer aux règles de gestion publique, la réalisation d’un audit social indépendant avant fin 2025 pour améliorer la situation des salariés, et la sollicitation d’un rescrit fiscal pour sécuriser juridiquement le mécénat des adhérents ».

La Société des Amis du Louvre (SAL) contribue depuis sa création à l’enrichissement des collections du musée et au développement de son public. L’association reconnue d'utilité publique par décret du 14 septembre 1898 a notamment acquis pour l’établissement parisien des chefs-d’œuvre tels que La Pietà de Villeneuve-lès-Avignon, en 1905, ou Le Bain turc de Jean-Auguste-Dominique Ingres, entré dans les collections en 1911.

« En définitive, si la contribution de la SAL au soutien du Louvre reste précieuse, une modernisation urgente de ses pratiques et de son cadre de fonctionnement s’impose », précise le rapport de la Cour des comptes, qui rappelle avoir précédemment émis des alertes et constate que ses mises en garde n’ont pas été suivies d’effets.

« Dans la période sous revue, la situation financière de l’association est saine et sa gestion prudente », conclut-il, mais « la révision de ses statuts, la clarification de sa gouvernance, la sécurisation de ses procédures internes et le respect scrupuleux de ses obligations déclaratives et comptables constituent autant de leviers à activer pour garantir la continuité de son action dans un cadre conforme aux principes d’intérêt général, de transparence et de bonne gestion ».

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