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Kiran Nadar Museum of Art (KNMA)
Entretien

Kiran Nadar : une collection, un musée

La collectionneuse indienne revient sur la vision qu’elle a pour son musée, le Kiran Nadar Museum of Art, à quelques années de l’ouverture de son nouveau site à New Delhi.

Anaël Pigeat
20 octobre 2026
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Kiran Nadar © Kiran Nadar Museum of Art

Kiran Nadar © Kiran Nadar Museum of Art

Vous dites souvent n’avoir jamais appris l’art. Y a-t-il eu un élément déclencheur au début de votre collection ?

Tout a commencé par l’achat de cinq ou six œuvres d’artistes que je connaissais : M. F. Husain, Manjit Bawa et Krishen Khanna. C’étaient plutôt des commandes, à chaque fois. Au début, je n’avais aucune intention de créer un musée. Puis j’ai continué et je n’avais plus de place pour entreposer mes acquisitions. Mettre mes œuvres en réserve aurait été un gâchis, il fallait quelque chose de plus inventif. Alors m’est venue l’idée de fonder un petit musée. J’avais 500 œuvres à exposer. C’est comme ça que le rêve a débuté.

Avant cela, dans votre famille, l’art était-il présent ?

Ma mère aimait aussi l’art, et le dessin en particulier. Elle possédait quelques toiles qui étaient accrochées dans la maison. Elle avait fait une copie d’un tableau de Pablo Picasso, les Trois Musiciens [1921]. Par la suite, après avoir commencé à m’intéresser à l’art, j’ai visité énormément de musées, en Inde comme à l’étranger. En premier lieu, je me suis rendue à Paris au début des années 1980 : je suis allée au Louvre et aux Tuileries. C’était avant que je n’entame ma collection.

Comment choisissez-vous une œuvre ? Avez-vous des critères ?

Au début, je travaillais surtout seule. Si je voyais un tableau qui me plaisait, je me renseignais un peu sur l’artiste. J’étais l’unique personne chargée des acquisitions. À l’époque, j’étais en quête d’art simplement parce que j’aimais cela. Mais aujourd’hui, bien sûr, c’est différent. Nous avons un comité d’acquisition, et ma démarche est devenue plus formelle.

Vous achetez souvent aux enchères. Pour quelles raisons ?

Les premières œuvres de la plupart des artistes se retrouvent en vente. Ceux qui estiment avoir compris la valeur d’un tableau le mettent ainsi sur le marché. La provenance de ces œuvres est généralement excellente, il n’y a donc pas lieu de s’en soucier. Je collectionne aussi des œuvres de jeunes artistes et de quelques autres confirmés. J’achète dans les ateliers ou bien par l’intermédiaire des galeries.

Y a-t-il une ligne dans la collection ? Avez-vous des époques, des thèmes ou des médiums de prédilection ?

Non, la collection est encyclopédique. Nous achetons des miniatures, des antiquités, de l’art prémoderne et de l’art moderne et contemporain. Il s’agit plutôt de construire une histoire de l’art de l’Inde et de l’Asie du Sud ainsi que, bien sûr, de nos artistes de la diaspora, comme Anish Kapoor ou Raqib Shaw. Nous avons également des œuvres d’art européen, mais peu d’art américain.

Vous avez organisé une exposition chez Christie’s, à Londres, durant l’été 2026¹. Les œuvres seront-elles vendues ?

Non, nous ne vendons pas. Nous sommes un musée. Si nous souhaitons améliorer la qualité de notre collection et que nous constatons que certaines acquisitions ne sont pas à la hauteur de nos ambitions, nous pourrions plus tard envisager cette possibilité. Mais rien n’est prévu pour l’instant.

Pourquoi chez Christie’s plutôt que dans un musée ou une autre institution ?

Nous avons déjà exposé dans des institutions, comme le Barbican [à Londres]. Nous coorganisons également une exposition avec le Museum of Modern Art [MoMA, à New York], « Nilima Sheikh. Fractured Skies », qui a ouvert au mois de septembre. L’espace de Christie’s, qui fait 4 180 m², est mis à disposition d’une institution une fois par an. Cette année, il nous a été attribué. C’est un vaste lieu qui offre une réelle occasion de nous exprimer.

Comment avez-vous conçu cette exposition ?

L’exposition chez Christie’s a été organisée par une équipe de conservateurs du Kiran Nadar Museum of Art [KNMA, à New Delhi], placée sous la direction d’Akansha Rastogi. Nous voulions réunir des œuvres de notre collection muséale issues de pratiques modernes et contemporaines, ainsi que de traditions populaires et autochtones d’Asie du Sud. Nous avons présenté environ 160 œuvres déployées à travers une série de « scènes » interconnectées qui traversaient les histoires, les géographies, les matériaux et les différentes formes d’appartenance.

Pouvez-vous nous en dire plus sur l’Inde. Le pays a-t-il, selon vous, évolué ces quinze ou vingt dernières années ?

Lors de la crise de Lehman Brothers en 2008, toute l’économie a été bouleversée, et l’art contemporain a été bien plus touché encore. Pendant longtemps, la scène a souffert du manque d’investissements. Les modernes ont rapidement retrouvé leur place, forts de leur histoire. Aujourd’hui, l’art indien rencontre un vif succès, qui dépasse même les frontières du pays. Il ne s’agit donc pas seulement d’art contemporain, mais aussi d’art moderne et d’art bengali.

En France, c’est en 2006 qu’est apparue l’œuvre de Subodh Gupta. À cette époque, l’art contemporain indien a connu une véritable explosion…

Pendant quelques années, l’art contemporain indien a en effet suscité un grand intérêt. Malheureusement, cette période n’a duré que trois ou quatre ans. Mais Subodh Gupta est revenu en force et rencontre toujours un franc succès.

Vous êtes probablement la collectionneuse la plus influente d’Inde. Avez-vous des échanges avec d’autres collectionneurs ? Existe-t-il parfois entre vous une forme de concurrence ?

Je ne m’intéresse pas à la concurrence. En revanche, je constate un intérêt chez certains collectionneurs qui nous prennent en exemple, regardent ce que nous faisons et les artistes que nous acquérons. Beaucoup d’entre eux sont conseillés, et je l’ai été au début, mais aujourd’hui, je décide avec mon équipe. Les autres collectionneurs sont les bienvenus pour venir voir ce que nous faisons dans nos différentes expositions au musée. Cet été, nous avons présenté la toute première rétrospective de l’artiste Tyeb Mehta².

Quel est, selon vous, le rôle d’une collection et d’un musée dans la société indienne actuelle ?

De toutes les villes d’Inde, Delhi est particulièrement bureaucratique. Bien qu’il y ait la National Gallery of Modern Art, la fréquentation reste limitée en comparaison de villes comme Calcutta et Mumbai. Nous voulons faire du KNMA un lieu ouvert à tous, démocratiser l’art et permettre à un public non élitiste de venir dans ces espaces et de s’y sentir chez lui, comme c’est le cas des visiteurs du musée du Louvre.

Existe-t-il des institutions publiques en Inde auxquelles vous êtes liée ?

Nous sommes en contact avec presque toutes les institutions publiques ainsi qu’avec le ministère de la Culture. Nous avons des intérêts communs, notamment en matière de prêts et de présentation d’expositions, un domaine dans lequel nous avons une véritable collaboration.

Lorsque vous avez créé le KNMA, perceviez-vous un manque dans les institutions publiques ?

Lorsque j’ai imaginé ce musée, je n’avais pas de vision de son orientation. Mon idée était de rendre ma propre collection visible au public. Il ne s’agissait évidemment pas d’entrer en concurrence avec d’autres musées. Je prenais aussi de plus en plus conscience d’une absence plus générale. En Inde, il n’existait pratiquement aucun espace institutionnel consacré à l’art moderne et contemporain. Les œuvres existaient, les artistes existaient, mais l’infrastructure nécessaire pour exposer, soutenir et contextualiser ces œuvres faisait tout simplement défaut.

Nalini Malani, Of Woman Born, 2026, projection iPad pour 9 canaux et son, produite par le Kiran Nadar Museum of Art dans le cadre de la 61e Biennale de Venise, Magazzini del Sale no 5. © Nalini Malani. Courtesy du Kiran Nadar Museum of Art

Pourriez-vous évoquer les deux premiers sites, Noida et Saket ? À quoi ressemblaient-ils ?

Noida a été le premier musée que nous avons créé, en 2010, dans un espace sur le site de HCL, l’entreprise de mon mari. Mais nous avons très vite compris que le nombre de visiteurs serait très limité. La même année, nous avons donc inauguré un autre lieu à Saket New Delhi, dans un environnement plus ouvert – un centre commercial –, afin d’accueillir un plus large public. Nous pensions que les visiteurs, attirés par des activités annexes, viendraient plus nombreux. Les choses ne se sont pas tout à fait passées comme prévu. Mais cela a eu un impact, et la fréquentation a tout de même augmenté. Nous avons commencé à développer nos propres méthodes, en faisant venir des groupes scolaires, en organisant des expositions ambitieuses puis s’est mis en place un programme en dialogue avec les communautés, qui a depuis transformé non seulement le rayonnement du musée, mais aussi les habitudes de fréquentation des musées dans de nombreux quartiers de la région de Delhi.

Aviez-vous d’autres modèles d’institutions en tête ?

En Inde, nous n’avons pas cherché de modèle précis. En Amérique et en Europe, il existait des projets qui dépassaient largement ce que nous faisions à ce stade. Nous voulions acquérir une notoriété équivalente, et cela allait prendre du temps.

Et qu’en est-il de l’Asie ?

J’ai mis l’accent sur l’Inde et l’Asie du Sud. Autour de nous, il y a le Népal, le Sri Lanka, l’Afghanistan, le Pakistan : des régions artistiques importantes à nos yeux, car elles font partie intégrante de notre histoire. Par ailleurs, la Chine, Hong Kong, Singapour et Tokyo abritent des musées exceptionnels. C’est un bel exemple de voir des institutions à travers l’Asie faire des progrès significatifs.

Nous voulons faire du KNMA un lieu ouvert à tous, démocratiser l’art et permettre à un public non élitiste de venir dans ces espaces.

Comment définiriez-vous le rôle d’un musée privé en Inde, et plus particulièrement celui du KNMA ?

Actuellement, en Inde, la plupart des établissements muséaux sont publics. Mais j’ai le sentiment que nous avons créé une structure importante. Et j’espère que d’autres collectionneurs suivront notre exemple. Aujourd’hui, le KNMA occupe une place de choix dans l’esprit du public. Nos expositions et nos programmes éducatifs scolaires sont très appréciés. Le nouvel espace que nous construisons abritera un musée et un centre culturel proposant théâtre, danse, musique et des activités complémentaires. Le lieu comprendra des galeries d’exposition ainsi qu’un centre des arts du spectacle, des espaces dédiés à l’éducation, des archives et une bibliothèque, créant de cette manière des possibilités pour le théâtre, la danse, la musique, les conférences, les ateliers et d’autres activités culturelles. Nous avons déjà l’expérience de faire sortir cette programmation des murs du musée grâce à des initiatives menées dans des lieux tels que Sunder Nursery, Lodhi Art District, Triveni Kala Sangam et l’auditorium Kamani, à New Delhi. En 2025, nous avons collaboré avec le Haut-commissariat d’Australie à New Delhi afin de recevoir en Inde la première grande exposition du National Museum of Australia [à Canberra] présentée dans le pays, « Songlines. Tracking the Seven Sisters », au Humayun’s Tomb Museum, à Sunder Nursery³. Nous espérons maintenant que les visiteurs venus découvrir l’art et la culture s’intéresseront également aux événements culturels contemporains, et inversement.

Existe-t-il une séparation entre votre collection personnelle et celle du musée ?

J’ai fait don de la majeure partie de ma collection au musée. Les conservateurs du KNMA n’ont pas besoin d’autorisation pour emprunter les quelques œuvres que je possède chez moi si elles sont nécessaires à une exposition, par exemple celle qui a eu lieu chez Christie’s.

Comment concevez-vous vos programmes : expositions et présentation de votre collection ?

L’exposition chez Christie’s a été un événement unique où nous présentions pour la première fois notre collection de manière approfondie. Pour les expositions qui se tiendront dans le nouveau musée et ses nombreuses galeries, les conservateurs sont déjà au travail. Il y aura une collection permanente. Nous ne cherchons pas à privilégier un seul type d’art ou une tradition artistique. À terme, nous pourrions acquérir davantage d’œuvres d’artistes occidentaux ou américains. Nous aurons quelques galeries spécifiques pour exposer Anish Kapoor, Antony Gormley et Raqib Shaw. Pour notre accrochage inaugural, nous présenterons principalement nos propres œuvres. Et dans les années à venir, nous allons continuer à explorer les possibilités de la collection.

Qu’est-ce qui vous a incité à ouvrir le nouveau site du musée ?

Nous réfléchissions à un nouvel espace depuis longtemps et cherchions le lieu approprié, mais nous n’avions rien repéré. Puis, à la fin des années 2010, l’opportunité de ce terrain s’est présentée. Nous avons alors fait appel à un consultant pour trouver l’architecte idéal, obtenir les autorisations gouvernementales et enfin lancer le projet. En Inde, ces démarches prennent beaucoup du temps.

Comment se présente ce nouveau musée par rapport à Noida et Saket ?

C’est un site différent, proche de l’aéroport international Indira-Gandhi, à New Delhi, sur la route principale et facilement accessible en métro. En raison de la zone aéroportuaire, nous sommes limités en hauteur et avons donc conçu un musée horizontal, réparti sur trois étages d’environ 60 mètres de large chacun. C’est un projet d’envergure, de près de 120 000 m². Nous souhaitons attirer plus de public. Le nouveau site offre de nombreux avantages, notamment d’accessibilité. Dans un premier temps, l’espace de Saket restera ouvert, et nous allons réfléchir à son aménagement.

Pourquoi avoir choisi David Adjaye, architecte britannique et ghanéen, plutôt qu’un architecte indien ?

Nous avons organisé un concours et reçu une soixantaine de dossiers. Le nombre de candidats ayant répondu a ensuite été réduit à vingt puis à quinze et enfin à six, qui ont chacun présenté leur maquette et leur vision du musée. Nous disposions d’un jury très compétent, composé de Glenn Lowry, Chris Dercon, ma fille, mon gendre et moi-même. David Adjaye a été choisi à l’unanimité, car il était le plus motivé. Cela transparaissait dans sa présentation.

Vous avez nommé Manuel Rabaté, ancien directeur du Louvre Abu Dhabi, en tant que directeur général. Pourquoi ce choix ?

Je l’ai rencontré lors d’une visite au Louvre. Dès le début du processus de recrutement, Manuel Rabaté s’est imposé comme le candidat idéal. Il est un grand leader, doté d’une personnalité remarquable. Et sa méthode de travail, depuis son arrivée, s’est avérée très efficace.

Pour revenir au contenu des expositions, quelle place un musée comme le vôtre fait-il aux sujets politiques dans le contexte international que nous traversons ?

Dans le monde actuel, les dissensions et les causes de guerre sont nombreuses et profondément négatives. J’espère qu’un jour, la sérénité régnera et que les choses s’apaiseront. Pour l’instant, je reste à l’écart de la politique.

Comment hiérarchisez-vous vos actions entre l’Inde et l’étranger lorsque vous vous engagez auprès d’institutions internationales comme le Barbican à Londres et le New Museum à New York ?

Notre musée est notre priorité. Mais un partenariat avec une institution comme le Barbican nous donne un formidable coup de pouce s’agissant de notoriété. Aujourd’hui, le KNMA est largement connu à Paris grâce aux collaborations que nous avons mises en place avec le Centre Pompidou et le musée national des Arts asiatiques – Guimet, et à New York, avec le Met Breuer⁴ et le MoMA. Ces expositions sont excellentes pour la promotion des artistes et illustrent parfaitement la pertinence de l’art indien.

Quand ces musées acquièrent des œuvres historiques indiennes pour compléter leurs collections, quel est votre point de vue ? Considérez-vous que ces acquisitions contribuent à la diffusion de l’art indien ou qu’elles constituent un manque pour les musées indiens ?

Le Metropolitan Museum of Art [à New York], a toujours possédé une très importante collection d’art indien. Ce n’est pas nouveau. Je ne pense donc pas qu’il y ait de ressentiment face à une telle collection. Il est intéressant qu’une histoire indienne soit présente dans un musée aussi réputé. Et lorsque les musées acquièrent de l’art moderne ou contemporain, je trouve cela formidable que ces œuvres soient exposées dans des espaces prestigieux.

Aujourd’hui, le KNMA occupe une place de choix dans l’esprit du public. [...] Le nouvel espace abritera un musée et un centre culturel.

Vous avez soutenu le Pavillon indien à Venise en 2019 et vous disposiez d’un espace spécifique pour exposer des artistes indiens. Pouvez-vous nous en dire plus ?

En 2019, nous avons apporté notre soutien au Pavillon indien conjointement avec le gouvernement et une autre institution indienne, la CII [The Confederation of Indian Industry]. Il s’agissait d’un accord tripartite. Mais, depuis 2019 jusqu’à cette année, il n’y a pas eu de Pavillon indien à Venise. Pour l’actuelle édition de la Biennale⁵, nous avons notre propre espace dans la ville, le Magazzini del Sale, où nous accueillons l’exposition « Of Woman Born » de Nalini Malani. En 2024, nous avions présenté dans ce même lieu l’installation immersive de peinture de M. F. Husain.

Pouvez-vous nous parler du choix de Nalini Malani pour la présente édition, une artiste dont vous aviez déjà soutenu l’exposition au Centre Pompidou en 2017⁶ ?

Nous avons en effet participé à cette exposition parisienne. Nalini est une artiste formidable, et notre directrice artistique l’a accompagnée au cours de ce projet.

On vous connaît aussi comme joueuse de bridge professionnel. Quel lien faites-vous entre cette pratique et vos activités en relation avec l’art ? Quelle vision du monde cela vous apporte-t-il ?

Je joue au bridge depuis l’âge de 12 ans. À la naissance de ma fille, j’ai fait une pause dans ma vie professionnelle et j’ai commencé à jouer avec un groupe de personnes bien plus expérimentées que moi. Aujourd’hui, je continue. Le bridge n’est pas une activité de loisir, je joue uniquement en tournoi et pour des matchs d’entraînement. Ce n’est pas un jeu de spéculation. Le bridge est aussi compétitif que les échecs. C’est très stimulant intellectuellement. Ce sont deux aspects distincts de ma vie. J’ai trois centres d’intérêt : le musée, le bridge et mes deux petits-enfants, qui sont ma plus grande joie.

1. « The Meeting Ground : Scenes from the KNMA Collection », 16 juillet-21 août 2026, Christie’s King Street, Londres, Royaume-Uni.
2. « Tyeb Mehta. Bearing Weight (with the lightness of being) », 5 février-26 juillet 2026, KNMA, New Delhi, Inde.
3. Du 22 novembre 2025 au 15 mars 2026.
4. Annexe du Metropolitan Museum of Art, à New York, qui a fermé en 2020.
5. Jusqu’au 22 novembre 2026.
6. « Nalini Malani. La rébellion des morts, rétrospective 1969-2018 », 18 octobre 2017-8 janvier 2018, Centre Pompidou, Paris.

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Kiran Nadar Museum of Art, 145 DLF South Court Mall Saket, New Delhi 110017, Inde.

Kiran Nadar Museum of Art (KNMA)Kiran NadarDavid AdjayeMusées et institutionsCollectionneursNew DelhiInde
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