Plus de 130 œuvres, qui devraient totaliser entre 5,6 et 8 millions d’euros, ouvrent la saison d’automne de la maison en France. Fils d’Hélène et Marcel Rochas, François évolue dans un milieu marqué par la haute couture et le goût du Tout-Paris. Avec son épouse Carole, il constitue au fil des décennies un corpus d’une grande pertinence, organisé autour d’un bestiaire d’œuvres décoratives du XIXe siècle, choisies pour s’intégrer à leur quotidien plutôt qu’à une logique de collection pure.
La vente est portée par un ensemble exceptionnel de Diego Giacometti, jamais vu aux enchères. À elle seule, la console Hommage à Böcklin, commande particulière effectuée vers 1980, est estimée entre 2 et 3 millions d’euros : conçue en hommage au peintre symboliste Arnold Böcklin, elle se distingue par sa chouette perchée sur un support fixé au piètement, une configuration unique qui en fait la seule variante jamais réalisée pour un couple de collectionneurs. Le lot comprend également une paire de fauteuils à têtes de lionnes et un lampadaire Feuille (1933-1934) d’Alberto Giacometti, évalué entre 150 000 et 200 000 euros.
Le reste de la collection rassemble des pièces d’Édouard-Marcel Sandoz, dont une Carpe plongeante de 1934 et un Cacatoès décoratif (chacune estimée entre 40 000 et 60 000 euros), de Gustave Miklos, de Chana Orloff ainsi que de Claude Lalanne, avec la Pomme à deux bouches commandée par Hélène Rochas en 1971 (est. 20 000-30 000 euros). S’y ajoutent des meubles ayant appartenu à cette dernière : une commode Louis XVI en ébène estampillée Antoine-Pierre Jacot (est. 30 000-50 000 euros), une paire de marquises de la fin du XVIIIe siècle attribuées à Georges Jacob et encore un tableau orientaliste d’Alexandre Roubtzoff (est. 40 000-60 000 euros).
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« Collection Rochas. Le bestiaire rêvé », 15 septembre 2026, Sotheby’s, 83, rue du Faubourg-Saint-Honoré, 75008 Paris.




