Créée en 2021 à l’initiative du Fonds Yavarhoussen, en partenariat avec l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), la Bourse Yavarhoussen-INHA soutient des projets de recherche consacrés à l’histoire de l’art de Madagascar. Dotée d’une enveloppe de 17 000 euros, elle est répartie cette année entre les trois lauréats retenus ex æquo par le jury. Grâce à cette dotation, ils pourront effectuer des missions de terrain, consulter des fonds d’archives et de collections, et rencontrer des artistes et chercheurs, conservateurs ou collectionneurs à Madagascar comme à l’étranger.
Pour cette 6e édition, qui a reçu un nombre record de seize candidatures internationales, les trois récipiendaires sont Ndranto Jacob Ranarivelo, Armelle Malvoisin et Julie Rateau-Holbach.
Étudiant en Master 1 d’histoire, parcours Histoire, société et culture, à la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Université d’Antananarivo, Ndranto Jacob Ranarivelo effectuera des recherches sur le thème : La caricature malgache : de la presse imprimée à la satire numérique. Armelle Malvoisin se consacrera à une artiste encore peu étudiée : Victoire Ravelonanosy (1910-1981) : circulations artistiques, réappropriations culturelles et construction d’une modernité malgache. Journaliste spécialisée dans l’art et commissaire d’exposition indépendante, elle développe des projets consacrés à l’art contemporain africain. Enfin, Julie Rateau-Holbach a été sélectionnée pour son projet : Les artisans et artistes malgaches aux expositions coloniales de Marseille (1906-1922). Docteure en histoire de l’art contemporain depuis 2025, elle a travaillé sur les productions artistiques d’Afrique du Nord dans ces manifestations et a collaboré avec plusieurs institutions muséales marseillaises.
À l’issue d’une année de recherche, les lauréats remettront un article scientifique d’une quinzaine de pages. Les résultats de leurs travaux seront présentés lors d’une journée d’étude consacrée à l’histoire de l’art de Madagascar organisée à l’INHA, à Paris, au début de l’année 2027.
Le jury 2026 était composé d’Alexandre Girard-Muscagorry, conservateur du patrimoine, commissaire d’exposition et directeur adjoint du Département des études et de la recherche à l’INHA ; Pauline Monginot, maîtresse de conférences en histoire de l’art à l’Université Rennes 2 ; Marie Perrier, chargée des collections africaines et océaniennes au musée des Confluences à Lyon ; Bako Rasoarifetra, enseignante-chercheuse à l’Institut des civilisations et au musée d’Art et d’Archéologie de l’Université d’Antananarivo ; et enfin Hasnaine Yavarhoussen, président fondateur du Fonds Yavarhoussen.




