Fondé en 2014 par la galeriste Marion Papillon sous la forme d’une « foire à ciel ouvert », le Paris Gallery Weekend (PGWE) est, depuis 2021, organisé par le Comité professionnel des galeries d’art (CPGA), lui-même présidé par Philippe Charpentier depuis avril 2025. Le principe est simple et eficace : ouvrir simultanément les portes des galeries franciliennes le temps d’un week-end, pour faire se rencontrer collectionneurs aguerris, professionnels et néophytes dans des expositions spécialement pensées pour l’occasion. L’édition 2025 avait attiré près de 19 000 visiteurs, tous les tours guidés ayant affiché complet.
Pour cette 13e édition, du 29 au 31 mai 2026, 73 galeries participent, de Saint-Germain-des-Prés au Marais, et de Matignon aux franges nord-est de Paris. Parmi les nouvelles venues, la présence de Hauser & Wirth (Zurich, Londres, New York, Hong Kong, entre autres) et de Waddington Custot (Londres, Paris, Dubaï) signale une montée en puissance des enseignes à l’échelle internationale. Cette dernière inaugure le 9 avril son espace parisien rue de Seine (dans le 6e arrondissement) avec « Le Choc nabi », confrontant Pierre Bonnard, Édouard Vuillard et Paul Sérusier à des contemporains tels qu’Etel Adnan et Fabienne Verdier. À quelques pas de là, Loevenbruck célèbre jusqu’au 31 juillet le centenaire de la naissance d’Alina Szapocznikow avec un parcours chronologique dans ses deux espaces de la rue Jacques-Callot – un événement majeur de cette édition. Sur la place des Vosges (4e arrondissement), Mendes Wood DM (São Paulo, Bruxelles, Paris, New York) expose Kishio Suga, figure historique du mouvement japonais Mono-ha (école des choses), explorant la rencontre entre matière, espace et perception.
UN PROGRAMME DENSE
Le parcours comptabilise quelque 54 solo shows et 5 cartes blanches pour plus de 200 artistes. Du côté des enseignes parisiennes, Semiose présente les images au nonsense assumé du Britannique Glen Baxter, récemment disparu, ainsi que les créatures zoomorphes débordant d’énergie du Hongrois Szabolcs Bozó. Sator offre une rétrospective à Victor Garel, peintre à l’univers iconique et subtilement violent. Nathalie Obadia montre le dessinateur Jérôme Zonder et programme une performance de tirage de tarot par l’artiste Joris Van de Moortel les 29 et 30 mai. Suzanne Tarasieve propose une monographie de Youcef Korichi consacrée à la figure de Tycho Brahe, astronome danois du XVIe siècle, dans une série de tableaux oscillant entre fiction historique et réflexion sur le pouvoir de la peinture. La galerie Binome met en avant AurelK, tandis que Jocelyn Wolff accueille le Portugais Francisco Tropa, avec un vernissage le vendredi 29 mai. La Galerie Rouge dévoile quant à elle un face-à-face entre Sheila Metzner et Lillian Bassman, autre moment attendu de cette édition.
Des cartes blanches sont dédiées à des commissaires extérieurs invités à concevoir des expositions originales dans des espaces franciliens : Éric Mangion chez lilia ben salah (Paris), Lou Revel & Félix Félisaz chez In Situ – fabienne leclerc (Romainville), Olivier Kaeppelin à la H Gallery (Paris) et Irene Mauri à la galerie Papillon (Paris). Certains prévoient également un programme jeune public le week-end. Les Zooms, approches thématiques, orientent chaque visiteuse et visiteur selon ses affinités : scène émergente, artistes femmes, scène française, dessin et sculpture comme médiums phares.
Des visites guidées organisées par le CPGA dans chaque quartier complètent le dispositif, avec pour ambition de démontrer que la galerie est bien un lieu ouvert à toutes et tous.
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Paris Gallery Weekend, 29-31 mai 2026, divers lieux à Paris, Saint-Ouen, Pantin et Romainville.




