Claude et François-Xavier Lalanne chez Artcurial
Le couple de créateurs français François Xavier et Claude Lalanne connaît une incroyable success story sur le marché de l’art. L’ensemble de 15 miroirs réalisés par Claude Lalanne issu de la collection Jean et Terry de Gunzburg (qui l’avaient eux-mêmes acheté 1,8 million d’euros à la vente de la collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé en 2009 chez Christie’s) a été adjugé 33,5 millions d’euros chez Sotheby’s en avril 2026, établissant un nouveau record mondial pour une œuvre d’art décoratif. Artcurial a pendant près de 30 ans soutenu les deux artistes en éditant objets et sculptures en série limitée, quand leurs prix n’atteignaient pas encore ces sommets. Ce sont 17 pièces qui sont ainsi présentées aux enchères jeudi 21 mai 2026, dont 8 ont été éditées par Artcurial. Figurent, entre autres, deux exemplaires de la fameuse lampe Pigeon de François-Xavier (n° 82/900 et 780/900, est. 30 000-40 000 euros) ou un cadre photo Libellule réalisé en 1988 par Claude (n° 51/750, est. 6 000-8 000 euros). À noter également que les deux masterpieces de la vente sont aussi signées des Lalanne, avec Singe attentif II ; de 1999 (est. de 600 000 à 800 000 euros), et Lustre aux papillons (est. de 300 000 à 500 000 euros).
« Art déco/Design », jeudi 21 mai 2026, Artcurial, 7 Rond-point des Champs-Élysées, 75008 Paris, www.artcurial.com

Alexander Calder, Untitled, 1974, stabile-mobile en tôle et fils de cuivre partiellement peints rouge et blanc. Courtesy Oger-Blanchet
Alexander Calder chez Oger & Blanchet
L’exposition actuelle à la Fondation Louis-Vuitton de quelque 300 œuvres du sculpteur Alexandre Calder, dont on commémore cette année les cinquante ans de la disparition, permet de (re)découvrir les Stabile et Mobile que l’artiste n’a cessé de réinterpréter tout au long de sa carrière. Le Stabile-mobile (est. 80 000-120 000 euros) présenté par Oger & Blanchet a été réalisé en 1974, soit deux ans avant sa mort. Parmi les autres pièces importantes de la vacation, se trouvent une huile sur toile en diptyque signée Jacques Monory, datée de 1969 (Velvet Jungle n° 2, est. 20 000-30 000 euros), ou une œuvre de la période « colorée » du peintre Maurice Utrillo, Rue de Sannois (vers 1937, est. 20 000-30 000 euros) ayant appartenu à Jean Moulin. La vente propose aussi un focus sur le peintre russe Serge Charchoune, dont 19 tableaux seront ici dispersés, à l’exemple de Paysage élastique, de 1929 (est. 10 000-15 000 euros).
« Collections modernes », vendredi 22 mai 2026, Oger & Blanchet, Hôtel Drouot, 75009 Paris, www.ogerblanchet.fr

Ornement de coiffe masculin, orné de plumes et décorés de graines rouges, de franges de cheveux et d'un disque en laiton au centre du chapeau en rotin. Naga, nord de l’Inde. Courtesy Millon
Une collection Naga chez Millon
En préface du catalogue de la collection de parures Nagas dispersée par Millon, le chercheur et conservateur Antonio J. Guerreiro définit Manfred Giehmann comme « un grand collectionneur, amoureux d’art indonésien qui a développé également un intérêt pour d’autres cultures d’Asie orientale et d’Asie du Sud-Est ». Auteur de Naga Treasures. The Adornment from the Nagas (2021, Nah Son Jai Books), le géologue-cartographe partage depuis quarante-cinq ans le quotidien des peuples Nagas vivant au Nord-Est de l’Inde (État du Nagaland) et dans les États voisins de l’Assam, de l’Arunachal Pradesh et au Manipur, ainsi qu’en Birmanie (Myanmar), le long de la frontière avec l’Inde. La vente en ligne composée de près de 350 colliers et bracelets ou coiffes illustre toute la richesse de la culture Naga. Réalisées en « perles de verre, de cornaline, de pierres variées, alliées à des coquillages et à d’autres éléments décoratifs », ces parures sont estimées en moyenne autour de 200 euros chacune.
« Trésors Naga - Collection Manfred Giehmann », jusqu’au mardi 19 mai 2026 à 14 heures, Millon, 19, rue de la Grange Batelière 75009 Paris, www.millon.com



