Dès l'entrée, le ton est donné. La galerie Semiose a misé sur un solo show de Pieter Jennes, artiste belge dont c'est la première mise en lumière à Paris. « C'est une première journée très satisfaisante, avec une grande visibilité grâce à notre emplacement à l'entrée de la Foire », confie Benoît Porcher. Résultat : plusieurs œuvres ont trouvé preneur entre 5 000 et 15 000 euros. L'artiste aura droit à une exposition personnelle à la galerie en juin 2027. À côté, chez Alain Gutharc, les œuvres sur papier coton de Vicky Fischer (800 à 1 800 euros) retiennent l'attention. Chez Catherine Issert, les ventes ont rapidement démarré avec des pièces de Claude Viallat et Jean-Charles Blais qui sont parties autour de 10 000 euros. « Il faut que ça soit comme ça tous les jours », sourit la galeriste, qui suit Blais depuis 1981 et lui consacrera une exposition cet été.

Stand de la galerie Purdy Hicks. Photo : D.R.
Plus loin dans les allées, la Galerie Papillon présente les encres de Chine de Frédérique Loutz, proposées autour de 1 500 euros. « Ça démarre doucement, mais on est fidèle au Salon depuis ses débuts », glisse Marion Papillon. Chez Anne de Villepoix, les techniques mixtes sur cartes postales d'Annette Barcelo s'arrachent autour de 600 euros. Olivier Waltman, lui, expose les dessins au crayon graphite de Manon Pellan (3 000 à 5 000 euros) avec un « bon ressenti » pour cette première journée. Les autres coups de cœur du parcours principal ne manquent pas : les crayons de couleur de Paule Sauvaire chez Hopstreet Gallery (1 400 à 4 000 euros), les encres Sumi de Jon Koko chez Alzueta Gallery (3 250 euros), ou encore le travail de Pierre Bergian chez Purdy Hicks, entre 3 200 et 5 200 euros.
Le parcours se poursuit au rez-de-chaussée avec la galerie Martel qui présente les gouaches sur papier de Manuele Fior (à 1 800 euros), tandis que Martin Kudlek mise sur les graphites de Christos Venetis (autour de 2 200 euros). Chez By Lara Sedbon, les pastels sur papier de Tudi Deligne (2 700 à 18 000 euros) tranchent par leur ampleur, et chez Anne-Sarah Bénichou, les encres de Cyrielle Gulacsy (1 000 à 1 500 euros) séduisent par leur légèreté. La galerie dudokdegroot a, quant à elle, cédé plusieurs feuilles au crayon aquarelle de Guy Vording à 1 350 euros pièce, et Archiraar Gallery présente les œuvres chamaniques à la fumée sur papier de Roman Moriceau (autour de 2 000 euros).

Oeuvres de Maxime Verdier chez Anne-Sarah Bénichou. Photo : D.R.
Au sous-sol, la visite des secteurs Process et Inception reste nécessaire. Traits Libres a démarré fort en vendant deux dessins de Reem Alnatsheh (800 euros chacun), deux œuvres de Zohreh Zavareh (1 100 euros pièce) et trois pièces de Chloé Vanderstraeten, dont un découpage et pliage sur papier à 14 000 euros. Chez la Lilloise Pauline Renard, les gouaches de Julien Gorgeart s'affichent à 4 600 euros ; chez Maxime Allain, les pastels secs de Louise Dumas partent autour de 6 000 euros. Enfin, sur le stand de la primo exposante Nadine Fattouh, les brous de noix et aquarelles de Nagham Hodaifa trouvent preneurs autour de 1 500 euros.
Au terme de ce premier jour, Drawing Now confirme ce qui fait sa force : un marché lisible, des prix accessibles, et une capacité à faire coexister sans heurt galeries établies et nouvelles venues. Le dessin, médium de la précision et de l'économie de moyens, semble plus que jamais à sa place ici.
Drawing Now Art Fair, du 26 au 29 mars 2026, Carreau du Temple, 4 rue Eugène Spuller, 75003 Paris.




