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Démarrage dynamique pour Frieze Los Angeles

Lors de la preview VIP jeudi 26 février 2026, les galeries, grandes et petites, ont fait des affaires. Le nouveau propriétaire de Frieze a lui-même fait un achat spectaculaire sur la Foire.

Angella d'Avignon
27 février 2026
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Des peintures de Conny Maier, sold out sur le stand de Hauser & Wirth à Frieze Los Angeles 2026. Photo : Carlin Stiehl

Des peintures de Conny Maier, sold out sur le stand de Hauser & Wirth à Frieze Los Angeles 2026. Photo : Carlin Stiehl

Après les incendies meurtriers qui ont ravagé les quartiers d’Altadena et Palisades, Los Angeles était encore sous le choc lors de la précédente édition de Frieze Los Angeles, en 2025. Mais selon Christine Messineo, directrice de Frieze pour les Amériques, l’empathie collective et l’esprit communautaire qui ont émergé de cette catastrophe n’ont fait que se renforcer depuis.

« Un même fil conducteur demeure dans la façon dont le public s’est approprié la foire, en la transformant en véritable lieu de rassemblement, explique Christine Messineo à The Art Newspaper. C’était la première fois depuis les incendies que les gens se sentaient autorisés à ressentir de la joie, à réfléchir et à être en communauté. Cette sensibilité est toujours présente aujourd’hui. »

Selon Christine Messineo, la plus grande force de la foire réside dans sa pluralité : des artistes aux conservateurs de musée, des conseillers aux collectionneurs, des galeristes aux dirigeants d’organisations à but non lucratif, des personnes de tous horizons se retrouvent à l’aéroport de Santa Monica pour échanger et discuter. « Impossible de parcourir les allées sans que cela ne devienne un moment social », explique Messineo.

« La foire s’améliore chaque année », déclare pour sa part Emilia Yin, propriétaire de la galerie Make Room, dont le stand présente des peintures d’Erica Mahinay, toutes vendues lors de la preview VIP de jeudi 26 février, à des prix compris entre 5 500 et 35 000 dollars. Une œuvre a été acquise par la Santa Monica Art Bank. Selon Emilia Yin, l’énergie de la ville change lorsque se tient la Frieze Week et que les gens sont impatients de se remettre au travail, surtout après des mois difficiles. « Los Angeles est une ville où l’esprit de communauté compte beaucoup », ajoute-t-elle.

Essence Harden, co-commissaire de l’actuelle biennale « Made in L.A. » au Hammer Museum (jusqu’au 1er mars), a organisé le secteur Focus de Frieze. La galerie locale Sea View a consacré son stand au sein de cette section à Zenobia Lee, récemment diplômée de l’université de Californie à Los Angeles. L’enseigne a tout vendu lors de la preview VIP (les œuvres étaient affichées entre 7 000 et 20 000 dollars). L’une de ses sculptures a été acquise par le California African American Museum et une autre dans le cadre de la collaboration baptisée MAC3 entre le Hammer Museum, le Los Angeles County Museum of Art et le Museum of Contemporary Art Los Angeles.

« Ce qui me frappe à Los Angeles, c’est que nous avons un monde de l’art multiple qui se rassemble », ajoute Christine Messineo. Cet esprit d’ouverture se reflète dans le rythme et les types de ventes réalisés lors du Salon cette année, avec des œuvres d’artistes établis, émergents et longtemps méconnus vendues à des collectionneurs locaux, des musées et des institutions, et… au moins un propriétaire de Salon.

Dès l’ouverture de la foire, Ari Emanuel, directeur général du Mari Group, qui a racheté Frieze l’année dernière, s’est en effet rendu sur le stand de la galerie Fort Gansevoort situé à l’entrée principale du Salon. Il a acheté trois œuvres textiles figuratives d’Yvonne Wells, une artiste de 87 ans originaire de Tuscaloosa, dans l’Alabama. Le magnat du divertissement et des événements live a été séduit par les représentations de trois icônes de la scène et du cinéma réalisées par Yvonne Wells, acquérant ses pièces textiles représentant Michael Jackson, Marilyn Monroe et Elvis Presley à des prix compris entre 50 000 et 60 000 dollars chacune. C’est la première fois que la galerie new-yorkaise est présente à Frieze Los Angeles et qu’Yvonne Wells expose à Los Angeles. « À 87 ans, Wells reçoit enfin la reconnaissance internationale que son travail mérite depuis longtemps », déclare Adam Shopkorn, propriétaire et fondateur de Fort Gansevoort.

Heat (2026) de Erica Mahinay, galerie Make Room. Photo : Carlin Stiehl

Une multitude de ventes prestigieuses

David Zwirner, habitué de Frieze Los Angeles, a annoncé la plus grosse vente du jour à la fin de la preview VIP. Il s’agit de l’acquisition par une fondation européenne d’une œuvre de 2016 de l’artiste Njideka Akunyili Crosby, basée à Los Angeles, pour 2,8 millions de dollars. La galerie a notamment vendu une peinture de Lynette Yiadom-Boakye datant de 2020 pour 1,5 million de dollars ; quatre nouvelles peintures de Louis Fratino, qui vient de rejoindre l’enseigne, à des prix compris entre 35 000 et 75 000 dollars ; une nouvelle œuvre sur papier et une peinture de Lisa Yuskavage pour un total de 460 000 dollars.

De son côté, White Cube a cédé trois sculptures de son stand solo consacré à Antony Gormley, pour un montant total d’au moins 1,5 million de livres sterling. La Michael Rosenfeld Gallery a vendu plus d’une demi-douzaine de pièces de sa présentation collective, pour un montant total de plus de 2 millions de dollars. La puissante galerie locale David Kordansky Gallery (qui possède également une succursale à New York) a annoncé plusieurs ventes, dont une nature morte de Jonas Wood représentant un bonsaï pour 600 000 dollars, ainsi que Sunrise, Venus (2026) de Mary Weatherford pour 300 000 dollars. Au total, la galerie a affirmé avoir réalisé un chiffre d’affaires de plus de 2,4 millions de dollars.

La Pace Gallery a confié avoir vendu pour un montant d’environ 1,8 million de dollars lors du vernissage. Elle a trouvé preneur pour une peinture de Jean Dubuffet datant de 1983 à 475 000 dollars, et pour la peinture Transition (1990) d’Emily Kam Kngwarray à 450 000 dollars. La galerie a aussi cédé une sculpture et deux œuvres sur papier de Robert Longo pour des prix allant de 90 000 à 175 000 dollars, une sculpture de Hank Willis Thomas pour 40 000 dollars, et une œuvre sur papier de Kiki Smith pour 30 000 dollars.

De son côté, la galerie Gladstone a déclaré des ventes pour au moins 1,39 million de dollars, dont une sculpture de Keith Haring à 700 000 dollars, une peinture grand format d’Ugo Rondinone à 260 000 dollars et des peintures de Frances Stark et Karen Kilimnik vendues respectivement 75 000 et 65 000 dollars. L’enseigne a également cédé plusieurs éditions de photographies de Robert Mapplethorpe à environ 200 000 dollars pièce et des peintures de Rachel Rose à 35 000 dollars chacune.

Pour sa part, Gagosian a fait état d’une journée de ventes « animée », plaçant Heaven (1988) et Hot Sparks (2025) d’Ed Ruscha, Fish on Fire (2023) de Frank Gehry, Paramount Pictures (2025) d’Alex Israel, et de nouvelles œuvres de Jonas Wood et Mary Weatherford, à des prix non publics.

Yvonne Wells, Marilyn Monroe (2001), vendu par Fort Gansevoort. © Yvonne Wells. Courtesy of the artist and Fort Gansevoort, New York

Hauser & Wirth consacre de son côté son stand à une présentation solo des peintures de l’artiste allemande Conny Maier, basée au Portugal, qui ont toutes été vendues avant la fin de la preview VIP (mais dont les prix n’ont pas été divulgués).

Autre « poids lourd », Almine Rech a vendu une peinture d’Ewa Juszkiewicz pour un prix compris entre 800 000 et 850 000 dollars, parmi plus d’une demi-douzaine d’œuvres. Thaddaeus Ropac a cédé un tableau d’Alex Katz datant de 2022 pour 700 000 dollars, un tableau de David Salle datant de 2025 pour 280 000 dollars, et un tableau de Liza Lou pour 200 000 dollars. La galerie Tina Kim (New York/Séoul) a vendu pour plus de 800 000 dollars lors du vernissage, dont deux tableaux de Maia Ruth Lee. Garth Greenan (New York) a cédé une peinture de Howardena Pindell pour 875 000 dollars et une peinture d’Emmi Whitehorse pour 150 000 dollars. Perrotin a notamment vendu une peinture de Bharti Kher entre 180 000 et 195 000 dollars.

En début de journée, la galerie Jessica Silverman, basée dans la région de la baie de San Francisco, a vendu une nouvelle peinture de Hayal Pozanti pour 75 000 dollars et une sculpture représentant des ailes de papillon de Rebecca Manson pour 65 000 dollars. Pour 25 000 dollars chacune, la même enseigne s’est délestée de cinq sculptures murales colorées de Beverly Fishman, artiste à laquelle elle consacre un corner sur son stand.

Sprüth Magers a vendu des œuvres de figures de Los Angeles, parmi lesquelles l’œuvre sur papier de Barbara Kruger Untitled (Your misery loves company) de 1985 pour 95 000 dollars et un film couleur 16 mm de la légende Kenneth Anger pour 50 000 dollars. Lehmann Maupin a cédé deux nouvelles peintures de l’artiste Calida Rawles, basée à Los Angeles, toutes deux entre 60 000 et 80 000 dollars. La Lisson Gallery a vendu deux œuvres du sculpteur Kelly Akashi, basé à Los Angeles, pour 60 000 et 55 000 dollars.

Sur le stand de Sprüth Magers, un chameau de John Baldessari. Photo : Carlin Stiehl

La galerie Jane Lombard, basée à New York, qui participe pour la première fois à Frieze Los Angeles, a trouvé preneur pour des œuvres d’Adam de Boer et de Massinissa Selmani pour un montant total de plus de 20 000 dollars. Enfin, le stand du Frieze Impact Prize, consacré aux dessins et sculptures en bois de Napoles Marty, a fait sold out dès la fin de la preview VIP, autre signe d’un début réussi pour les organisateurs.

« J’adore regarder dehors et voir tous ces gens rassemblés sur les bancs de pique-nique et assis sur la pelouse », déclare Christine Messineo. Et de conclure : « Cela me donne l’impression que nous avons bien fait les choses après les incendies. Les gens étaient prêts [à repartir], et c’est encore le cas cette année. L’atmosphère est particulièrement énergique. »

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