GALERIA BESSA PEREIRA (LISBONNE)
La Galeria Bessa Pereira, galerie lisboète fondée en 2013, participe pour la première fois à la Foire avec un programme centré sur le design brésilien d’après-guerre. Sur son stand, trois pièces majeures : un buffet des années 1950 d’Abraham Palatnik en fer, bois et verre peint, le fauteuil iconique Kilin(années 1970) de Sergio Rodrigues en bois massif et cuir, et une table basse en jacaranda et verre signée du duo Carlo Hauner et Martin Eisler. Toutes proviennent de collections privées de Rio de Janeiro et témoignent du modernisme tropical brésilien : une rencontre entre rigueur formelle et sensualité des matériaux locaux.
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Joris Van de Moortel, Music Enjoys Direct Access to the Soul, Has an Immediate Echo of Response Since we Have Music within Ourselves, 2025, tryptique, huile sur toile et châssis en acier. © Joris Van de Moortel. Courtesy de la galerie Nathalie Obadia
GALERIE NATHALIE OBADIA (PARIS, BRUXELLES)
Implantée à Paris (depuis 1993) et Bruxelles (depuis 2008), la galerie d’art contemporain propose trois pièces de 2025. Sophie Kuijken signe une huile et acrylique sur panneau aggloméré, Joris Van de Moortel présente un triptyque monumental au titre emprunté à Arthur Schopenhauer, tandis que Laure Prouvost dévoile une tapisserie flamande. L’artiste française connaît une année intense : après une exposition marseillaise et une participation à la Biennale de São Paulo, elle a collaboré avec Google Quantum AI à élaborer une installation explorant l’informatique quantique à Berlin et à Turin.
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Attribué au groupe Menzies, épichysis à figures rouges représentant Hermaphrodite et une femme, Grèce, Pouilles, vers 330-310 avant notre ère, terre cuite. Courtesy de Colnaghi
COLNAGHI (BRUXELLES, LONDRES, MADRID, NEW YORK)
Fondée en 1760, la galerie britannique a élaboré un parcours de l’Antiquité aux maîtres anciens. Quatre jalons sont présen-tés sur son stand : un paysage d’hiver anversois signé Gillis Neyts (1666) ; une rare épichysis apulienne à figures rouges du groupe Menzies (330-310 avant notre ère) issue de la collection Eugène Piot ; une aquarelle de Nicolaas Struyck figurant une rose (1715) ; et une étude de profil par Hendrik van der Haert (début XIXe siècle). Parallèlement, dans son espace bruxellois, la galerie déploie un accrochage baptisé « Northern Lights », dévolu au caravagisme flamand avec des œuvres de Matthias Stom et Hendrick de Somer, visible jusqu’au 30 janvier 2026.
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Felice Brusasorci, Hercule à la croisée des chemins, 1542-1605, huile sur toile.
Courtesy de Stéphane Renard Fine Art
STÉPHANE RENARD FINE ART (PARIS)
Pour sa troisième participation, la galerie présente une sélection articulée autour de tableaux de la Renaissance, du XVIIe siècle flamand, ainsi que du XVIIIe siècle français et vénitien. L’œuvre phare est l’huile sur toile Hercule à la croisée des chemins (1542-1605) de Felice Brusasorci . Les visiteurs peuvent découvrir également L’Adoration des Mages (début XVIIe siècle) de Frans Francken II et Le Sacrifice d’Isaac (XVIe siècle), attribué à Erhard Altdorfer. Du côté des dessins, l’offre, très étoffée, embrasse une vaste période allant du XVIe au XXe siècle, où figurent Giulio Romano, Jean-Auguste-Dominique Ingres et Giuseppe Nogari. D’autres artistes comme Jean-Marc Nattier, Anne-Louis Girodet, Eugène Delacroix, Balthus et David Hockney se trouvent également dans la sélection.
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Figure reliquaire kota-ndassa, Gabon, XIXe siècle, bois, cuivre, laiton et fer.
Courtesy de la Galleria Dalton Somaré
GALLERIA DALTON SOMARÉ (MILAN)
La Galleria Dalton Somaré, fondée en 1993, associe sur son stand arts africains et asiatiques anciens. Trois sculptures ouest-africaines y sont en vedette : une figure dogon du XVe siècle (Mali) issue de la collection Arturo Schwarz ; une figure reliquaire kota-ndassa (Gabon, XIXe siècle) en bois, cuivre et laiton, collectée in situ entre 1902 et 1923 ; et une figure féminine baoulé de l’atelier d’Essankro (Côte d’Ivoire, fin XIXe siècle). Dirigée par Tomaso et Gerolamo Vigorelli, l’enseigne milanaise poursuit depuis trente ans son approche éclectique, entre primitivisme et vision contemporaine de la collection, en phase avec l’air du temps.
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Pierre-Étienne Romain, horloge de cheminée représentant La Chute de Phaéton, vers 1800, bronze doré. Courtesy de la Gallery de Potter d’Indoye
GALLERY DE POTTER D’INDOYE (MELLE)
Installée au château de Melle (Flandre-Orientale) depuis 1995, l’antiquaire belge déploie ici son registre Empire et fin XVIIIe siècle. La pièce maîtresse de la sélection consiste en une pendule Consulat (vers 1800) figurant la chute de Phaéton, en bronze doré. Dessinée par Pierre-Étienne Romain, elle fait écho à trois exemplaires conservés au Mobilier national, à Paris. Jupiter y foudroie Phaéton lequel, après avoir conduit le char du Soleil, embrase la Terre. Le stand expose aussi une paire de bergères Louis XVI estampillées Georges Jacob et deux lampes à huile néoclassiques d’après Louis-Simon Boizot, figurant l’Étude et la Philosophie, dans la lignée des bronzes de Thomire.
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Brafa Art Fair, du 25 janvier au 1er février 2026, Brussels Expo, place de Belgique, 1, 1020 Bruxelles, Belgique.




