Sous le titre « Réhabiliter : bâtir l’avenir », les Journées nationales de l’architecture 2026 mettent en lumière la transformation de l’existant comme réponse aux enjeux environnementaux, sociaux, patrimoniaux et urbains d’aujourd’hui.
Alors que les effets du réchauffement climatique se font de plus en plus menaçants – multiplication et intensification des canicules, des sécheresses, des feux de forêt et des inondations violentes, perte de biodiversité, stress hydrique accru, impacts agricoles, économiques et sanitaires… –, le secteur du bâtiment n’échappe pas à l’impératif de réduction de son empreinte carbone. Premier consommateur d’énergie en France, responsable d’une part importante des émissions de gaz à effet de serre, il est aussi un levier de la transition écologique. La rénovation et la sobriété énergétique, l’isolation thermique, l’emploi et le réemploi de matériaux durables, la réduction des déchets de chantier sont notamment mis en œuvre pour avancer dans cette direction.
Ces bonnes pratiques, encadrées par des dispositifs réglementaires, s’accompagnent d’un principe qui a fait ses preuves : faire du neuf avec du vieux. « Réhabiliter, c’est transformer l’existant pour l’adapter aux usages d’aujourd’hui et de demain tout en préservant les qualités architecturales, historiques ou patrimoniales des bâtiments », plaident les organisateurs de cette 11e édition, sous l’égide du ministère de la Culture, qui propose, du 15 au 18 octobre, plus de 1 400 événements partout en France.
Car au-delà des enjeux environnementaux, la réhabilitation contribue à la transformation des territoires : évolution des logements, des écoles, des équipements publics, des espaces industriels et agricoles, mais aussi valorisation du patrimoine. Si construire a longtemps été la vocation première des architectes, transformer, adapter le bâti existant est une nouvelle corde indispensable à l’arc des nouvelles générations. À travers ce thème, les Journées nationales de l’architecture 2026 donnent à voir la réhabilitation comme un acte architectural à part entière, au cœur des défis actuels.
Parmi les sites proposant des visites guidées, on pourra ainsi découvrir l’histoire des différents espaces du musée Unterlinden à Colmar (Haut-Rhin), du cloître médiéval à l’extension réalisée par Herzog & de Meuron en 2015 ; l’architecture du nouveau palais des Congrès Louison-Bobet de Quiberon (Morbihan), livré en juin dernier ; l’opération de revalorisation de l’ancienne cité d’habitations à bon marché Paul-Boncour dans le quartier de La Bastide, à Bordeaux (Gironde), projet mené par l’architecte-urbaniste Philippe Madec, associant logements sociaux bioclimatiques et habitat participatif dans une démarche sobre et durable ; ou encore assister à une conférence de Francis Soler, Grand Prix national de l’architecture 1990, au sein de l’immeuble des Bons-Enfants du ministère de la Culture, à Paris. L’architecte reviendra sur son projet – un dialogue entre architecture existante et intervention contemporaine – pour mener à bien la métamorphose de ce bâtiment, achevée en 2005.
Le programme complet des Journées nationales de l’architecture 2026 et la carte des sites participant à l’événement sont disponibles ici.




