Deux lauréates du Grand Prix pour une 5e édition : le prix Carta Bianca innove. Créé en 2022 par Isabelle et Éric Pujade-Lauraine, respectivement coach dans la santé et cancérologue à l’Hôtel-Dieu, il a été remis le 8 octobre 2026 à Paris. Pour la première fois, deux artistes se partagent le Grand Prix, doté de 60 000 euros, afin de développer un projet au long cours en lien avec des patients atteints de maladies graves. Les artistes du prix sont invités à nourrir leur travail de ces rencontres.
Née à Téhéran en 1981, Nazanin Pouyandeh, présentée par Numa Hambursin, directeur du Mo.Co à Montpellier, déploie une peinture figurative foisonnante, souvent érotique, nourrie par l’abondance des images découvertes à son arrivée en France. Elle revendique un univers où s’expriment la vie et la liberté. Marta Roberti, née en 1977 à Brescia, en Italie, et présentée par Cristiana Perrella, directrice du MACRO à Rome, explore quant à elle les métamorphoses du vivant. Formée à la philosophie, elle développe une pratique du dessin ouverte aux mythologies du monde entier, à l’animation et à l’installation, où les frontières entre les règnes s’effacent.

Marta Roberti. Photo D.R. Courtesy prix Carta Bianca
Un prix d’honneur a été décerné à Pascal Convert, né en 1957 et présenté par Chantal Colleu-Dumond, directrice du domaine de Chaumont-sur-Loire. Plasticien à l’affiche de la galerie Christophe Gaillard du 10 octobre au 21 novembre 2026, il a mis de longue date la question de la mémoire et de l’oubli au cœur de son travail.
Quatre autres lauréats reçoivent chacun une bourse de 10 000 euros pour produire une œuvre inspirée, elle aussi, de rencontres avec des patients. Ambra Castagnetti développe une poétique des corps en mutation ; Alexandre Léger fait du dessin une pratique quotidienne nourrie d’objets trouvés ; Victoria Pham explore les relations entre vivant et non-vivant. Enfin, le duo formé par Allan Mensah et Malik Nejmi interroge les liens entre art, architecture et enjeux sociaux.




