Créée par James Barnor, pionnier de la photographie ghanéenne basé à Londres, et aujourd’hui âgé de 97 ans, dont on a pu notamment voir la remarquable première rétrospective en France à LUMA Arles en 2022 – plusieurs de ses tirages sont présentés actuellement dans l'exposition « Ghana ! Rêver l'indépendance 1957-1976 » au Palais de l'Archevêché dans le cadre des Rencontres –, la Fondation James Barnor est une association caritative britannique ayant pour objectif de soutenir l’enseignement et la formation, la promotion et la défense de la culture et des talents africains.
Lancé en 2022, doté de 10 000 euros, le Prix James Barnor distingue des photographes africains confirmés en milieu de carrière. Cet accompagnement vise à accroître leur visibilité au niveau international. Chaque édition met à l’honneur des artistes issus d’une région différente du continent. Cette année, sa 3e édition était consacrée au sud de l’Afrique. La première édition, qui proposait un focus sur l’Afrique de l’Ouest, a récompensé Sènami Donoumassou (Bénin). L’édition 2023 dédiée à l’Afrique de l’Est a distingué Mário Macilau (Mozambique).
Sabelo Mlangeni (Afrique du Sud) est le récipiendaire du Prix James Barnor 2026, tandis que George Mahashe (Afrique du Sud) a reçu une mention spéciale. Les lauréats ont été dévoilés au public le 8 juillet 2026, à l’Hôtel de la Lauzière, à Arles, lors de la semaine d’ouverture des Rencontres. La remise du prix était suivie d’un concert de Mélissa Laveaux, autrice-compositrice-interprète canadienne d’origine haïtienne ayant acquis la nationalité française.
Né en 1980 à Driefontein, en Afrique du Sud, Sabelo Mlangeni a développé une pratique photographique fondée sur une approche intime du réel, ancrée dans le quotidien. Il accompagne sur le temps long ses sujets, partageant les récits et les expériences des personnes qu’il photographie. Son travail a été exposé en Afrique du Sud et à l’international, récemment au Smithsonian National Museum of African Art à Washington (2026), au MoMA à New York (2025) ainsi qu’à la 60e Exposition internationale d’art de la Biennale de Venise (2024).

George Mahashe, Camera Obscura #6 Dream Me a Dream, 2017. Vue d'installation aux 11e Rencontres de Bamako, « Afrotopia ».
George Mahashe, né en 1982 à Bolobedu, en Afrique du Sud, est un artiste et universitaire travaillant à l’intersection de l’anthropologie, des archives et de la pratique artistique. Dans cette logique de transdisciplinarité, son projet de recherche actuel, « – defunct context », s’intéresse aux liens entre art, technologie et systèmes de savoirs autochtones. Récemment, il a présenté l’installation Pavilion Prototype III : Camera Obscura #0 Mafadi à la Biennale d’art contemporain de Diriyah 2026, en Arabie saoudite. Il est actuellement professeur associé à la Michaelis School of Fine Art de l’Université du Cap.
Étaient également nominés pour cette édition 2026 : Nicola Brandt (Afrique du Sud), Edson Chagas (Angola), Luís Damião (Angola), Nonzuzo Gxekwa (Afrique du Sud), Lorraine Kalassa (Afrique du Sud), Lebohang Kganye (Afrique du Sud), Phumzile Khanyile (Afrique du Sud), Rui Magalhães (Angola), Thero Makepe (Botswana), Tuli Mekondjo (Namibie), Ruth Motau (Afrique du Sud), Tshepiso Moropa (Afrique du Sud), Sethembile Msezane (Afrique du Sud), Mikhailia Petersen (Afrique du Sud), Jo Ractliffe (Afrique du Sud), Zenaéca Singh (Afrique du Sud), Lindokuhle Sobekwa (Afrique du Sud), Lidudumalingani (Afrique du Sud), Thato Toeba (Lesotho), Andrew Tshabangu (Afrique du Sud).
Le jury était composé d’Aby Gaye, Taous Dahmani, Adnan Bashir, Naoki Nakatani et Mário Macilau, sous la présidence de James Barnor.




