Les 60 ans du groupe basque Gaur chez Côte Basque Enchères
Le groupe Gaur, « c’est l’histoire d’une fulgurance, résume la conservatrice du patrimoine Dominique Dupuis-Labbé. Imaginé en 1965, il présente sa première exposition collective au printemps 1966 à Saint-Sébastien, dans le sous-sol de l’agence du promoteur immobilier Dionisio Barandiaran, transformée pour les accueillir en "galerie d’art composite" ». L’exposition réunit alors huit artistes d’avant-garde, peintres et sculpteurs, issus de la province de Guipuscoa, au Pays basque espagnol. Tous se retrouvent dans cette vente anniversaire organisée par la maison Côte Basque Enchères : Amable Arias (El màs y el menos, 1966-1967, est 15 000-20 000 euros) ; Néstor Basterretxea (Composition, 1975, est. 15 000-20 000 euros) ; Eduardo Chillida (Composition, 1966, est. 10 000-15 000 euros) ; Remigio Mendiburu (Ezpalak, 1974, est. 30 000-50 000 euros) ; Jorge Oteiza (Zazpiak, 1972, est. 80 000-120 000 euros) ; Rafael Ruiz Balerdi (Composición-87 VII, 1987, est. 6 000-8 000 euros) ; José Antonio Sistiaga (Lectura en el tiempo, 16 décembre 1962, est. 15 000-20 000 euros) ; et Jose Luis Zumeta (Composition, vers 1971, est. 18 000-22 000 euros).
« Gaur, 1966-2026 », samedi 4 juillet 2026, Côte Basque Enchères, 8, rue Dominique Larréa, 64500 Saint-Jean-de-Luz.

Geer Van Velde, Sans titre, vers 1953, huile sur toile. Courtesy Artello Enchères
Collection Monique Lepeuve et Alain Micheau chez Artello Enchères
Collectionner sans être collectionneur : c’est l’esprit qui a animé l’artiste Monique Lepeuve et son mari Alain Micheau pour réunir les quelque 110 œuvres et objets présentés par la toute jeune maison Artello Enchères. Dans leur appartement resté intact, chaque pièce achetée depuis leur rencontre demeure accrochée au mur ou posée sur un meuble, et dessine un goût bâti sur le coup de cœur et l’amitié, loin de toute logique de marché. De l’art ancien (école provençale de la fin du XVIIe siècle, L’ange remettant les instruments de la Passion à saint Dominique, papier marouflé sur toile, est. 600-900 euros) aux modernes et contemporains nés de rencontres artistiques fécondes et éclectiques : Geer van Velde (Sans titre, vers 1950, huile sur toile, est. 8 000-12 000 euros), Hervé Télémaque (Le chant du coq, 1968, est. 1 500-2 500 euros), Charles Artus, Jacques Brissot ou Alina Szapocznikow (dont le vinyle Ventre blanc, est. 5 000-7 000 euros) présidaient les repas de famille. La pièce phare, le Buste aux jambes fines de César (est. 25 000-35 000 euros), fut acquise sur un coup de foudre au Crédit Municipal de Paris, sans chéquier.
« Collections parisiennes et design », mardi 30 juin 2026, Artello Enchères, Hôtel Drouot, 75009 Paris.

Carlos Quintana, Cuco Evolucionado, huile sur toile, 2004. Courtesy Audap et associés
Collection Fabienne Pastor chez Audap
À La Jonquière, demeure cachée dans le Haut-Var, Fabienne Pastor a réuni les œuvres d’une vie nomade, de Monaco à Cuba, du Mexique à l’Inde. Elle rencontre l’art cubain au gré de ses nombreuses escales sur la « perle des Antilles ». Dans les années 2010, elle fréquente, à La Havane, une scène contemporaine bridée par l’isolement de l’île, et fonde pour la défendre la galerie La Luz à Mérida, au Mexique. L’art cubain est tout d’abord une affaire de résilience, il se construit autour de ses héritages africains, caribéens et occidentaux. Il puise dans la « santería » aux accents vaudou et témoigne des fractures sociales et politique qui secouent l’île castriste. Révélé par le marché américain dès l’exposition du MoMA de New York en 1944, puis porté depuis 1984 par la Biennale de La Havane, il a vu sa cote grimper, du Mexique à la Floride, mais peine à convaincre encore sur le marché international. Un nouveau pari pour Fabienne Pastor qui va tenter, à travers cette vente, de relancer cette « école cubaine ». De Carlos Guzmán (Les Centinelas, est. 1 000-2 000 euros) à Carlos Quintana (Cuco Evolucionado, est. 1 500-2 000 euros) en passant par Jacqueline Brito Jorge (Constelacion, Extasis, Buena Ciudadanía, Sex Appeal, La Toya, Buen Provecho, Serie I, est 1 000-2 000 euros).
« Une vie en héritage, collection privée de Fabienne Pastor », mercredi 1er juillet 2026, Audap & Associés, Hôtel Drouot, 75009 Paris.




