GALERIE ERIC MOUCHET (PARIS, BRUXELLES)
L’enseigne renouvelle un solo show consacré à la Belge Eva L’Hoest sous le titre « Palmless Manœuvres ». L’artiste, lauréate de l’Edward Steichen Award 2023, a bénéficié en 2025 d’une exposition monographique, « The Mindful Hand », au Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain. Son travail ausculte la lente dépossession du geste humain par le calcul. Au programme : des sculptures pastel reconstituant des intérieurs filmés en 3D (Fishmeshes, 2025), des scènes domestiques miniatures fondues en alliage de bismuth (Inkstand – Fragments of Intents, 2025), et un corps humain numérisé, imprimé en résine translucide grandeur nature et rétroéclairé par des LED (Shitsukan of Objects VHP, 2019).

Patrizio Di Massimo, Between Us (Patrizio and Nicoletta), 2025, huile sur lin. Courtesy de l’artiste et de Rodolphe Janssen, Bruxelles. Photo Eleonora Agostini
RODOLPHE JANSSEN (BRUXELLES)
Le marchand dédie son stand à Patrizio Di Massimo avec plusieurs toiles dans le registre figuratif familier au peintre : êtres humains saisis dans la violence, l’intimité, l’abondance, avec cette aura de mystère signant chaque œuvre. L’artiste, qui a le vent en poupe, a bénéficié, au Royaume-Uni, d’une exposition personnelle à l’Estorick Collection, à Londres (« Between Us », jusqu’au 12 avril 2026), et d’une collective à Karst, à Plymouth (« Discord and Harmony », jusqu’au 18 avril 2026). Le musée national d’Art moderne – Centre Pompidou vient par ailleurs d’acquérir une de ses pièces. Figurent à ses côtés : Sanam Khatibi, Thomas Lerooy et Gert & Uwe Tobias.

Aglaia Konrad, Frauenzimmer, 2022-2025, techniques mixtes. Courtesy de l’artiste et de la galerie Nadja Vilenne
NADJA VILENNE (LIÈGE)
La galerie belge participe au nouveau secteur Horizons avec des scénographies centrées sur des œuvres monumentales sélectionnées par Devrim Bayar, conservatrice en chef à Kanal – Centre Pompidou, à Bruxelles. Nadja Vilenne présente une pièce unique : Frauenzimmer (2022-2025) d’Aglaia Konrad, photographe d’origine autrichienne. L’installation se compose de fenêtres ovales récupérées lors de la rénovation de l’immeuble CBR (ancien siège des Cimenteries belges réunies, construction brutaliste de Constantin Brodzki et Marcel Lambrichs achevée en 1970 à Bruxelles), disposées en série sur des structures métalliques. À la fois miroirs et transparences, elles fonctionnent comme un kaléidoscope géant où le visiteur devient lui-même la matière de l’image.

Sixten Sandra Österberg, Expansion, 2026, huile sur toile. Courtesy de l’artiste et d’Andréhn-Schiptjenko, Stockholm, Paris
ANDRÉHN-SCHIPTJENKO (PARIS, STOCKHOLM)
Dans la section Prime, la galerie met en avant quatre artistes. Après une année 2025 remarquée à la Bibliothèque nationale de France et au Centre Wallonie-Bruxelles, à Paris, la plasticienne Sabine Mirlesse expose Elektrods no 1-9 (2025), des tiges divinatoires recomposées en verre borosilicate suspendu sur des fils invisibles perlés d’ambre. Sixten Sandra Österberg propose Expansion, une huile de 2026 sur laquelle flammes et feuillages engloutissent un corps. Sally von Rosen a sélectionné deux de ses bronzes sur socles de marbre noir. Enfin, le peintre Martin Jacobson montre des toiles figuratives psychédéliques, en préambule de son exposition personnelle dans l’espace parisien de l’enseigne en mai 2026.

Guglielmo Castelli, We Must Search for the Individual Stories in Order to Cut, with Clumsy Knives, through the Truth, 2026, huile sur toile. Courtesy de l’artiste et de Mendes Wood DM
MENDES WOOD DM (SÃO PAULO, PARIS, BRUXELLES, NEW YORK)
La galerie internationale, dont l’espace bruxellois est installé au Sablon depuis 2017, occupe deux sections de la Foire. Dans le secteur Solo, la Brésilienne Laís Amaral révèle de nouvelles peintures en techniques mixtes (acrylique, spray, pastel à l’huile sur lin) dont elle gratte et stratifie la surface avec des limes à ongles et des peignes afin de restituer la désertification et l’effacement culturel au Brésil. Dans le secteur Prime, le plateau est dense : Julien Creuzet, lauréat du prix Solo d’Art Brussels 2025 (par ailleurs présent parmi les artistes de l’exposition « Becoming Ancestors », visible jusqu’au 28 juin 2026 à Argos, à Bruxelles) ; Kasper Bosmans (également en solo à Kohta, à Helsinki, jusqu’au 19 avril) ; Guglielmo Castelli (lui-même en solo à la Kunsthalle de Vienne jusqu’au 12 avril) ; ainsi que Precious Okoyomon, Paulo Monteiro, Paloma Bosquê, entre autres.

Kokou Ferdinand Makouvia, Kpɔmonɛ Kpɔmona Amivi, 2022, céramique à terre noire. Courtesy de l’artiste et de la galerie Sator. Photo Grégory Copitet
GALERIE SATOR (PARIS)
Le stand de l’enseigne parisienne est centré sur l’œuvre de Kokou Ferdinand Makouvia, sculpteur originaire du Togo. L’artiste, présent en 2024 au palais de la Porte-Dorée, à Paris, dans l’exposition « Chaque vie est une histoire », déploie des sculptures-installations qui mêlent céramiques à terre noire, alliages métalliques et fibres végétales, convoquant tant les cosmologies animistes que les mémoires collectives. Ces formes à l’équilibre délibérément instable ont été réalisées en partie avec des artisans d’un village togolais.
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Art Brussels 2026, 23-26 avril 2026, Brussels Expo, place de la Belgique 1, 1020 Bruxelles, Belgique.



