Artiste contemporain d’origine japonaise installé à Paris depuis le milieu des années 1960, Takesada Matsutani voit peu à peu son œuvre gravé rejoindre les collections de l’INHA. Né à Osaka en 1937, il appartient au mouvement d’avant-garde japonais Gutai, dont il est considéré comme le dernier représentant vivant. Lorsqu’il s’installe dans la capitale française en 1966, il intègre l’Atelier 17 du graveur britannique Stanley William Hayter, où il se familiarise avec une conception libre et expérimentale de l’estampe. Si son travail sur toile, notamment caractérisé par l’usage de la colle vinylique, ainsi que ses installations et ses performances sont aujourd’hui largement reconnus, son œuvre imprimé reste, pour sa part, encore relativement peu étudié.
En 2025, cinq ans après une première donation réalisée en 2020, l’INHA a reçu un nouvel ensemble offert par Takesada Matsutani et son épouse, Kate Van Houten. Composé de 108 estampes et de 4 portfolios, cet ensemble enrichit les collections de l’Institut tout en prolongeant le lien durable noué entre l’artiste et l’établissement. Parmi les manifestations récentes de cet engagement figure l’exposition, organisée en 2024 dans le hall Rose Valland de l’Institut national d’histoire de l’art, des artistes nommés pour le Prix Matsutani, porté par le fonds de dotation SHOEN fondé par l’artiste et son épouse.
Grâce à cette nouvelle donation, l’INHA conserve désormais plus de la moitié de la production imprimée de Takesada Matsutani. Ses collections rassemblent aujourd’hui plus de 250 estampes et portfolios de l’artiste, sur un ensemble estimé à environ 450 pièces.
Cette donation prolonge les deux précédents ensembles reçus en 2020 et 2024, grâce auxquels l’institution a pu constituer un corpus de référence consacré à l’œuvre imprimé de l’artiste installé à Paris. Ce troisième et dernier don enrichit plusieurs séries déjà conservées par l’Institut, à travers de nouvelles déclinaisons, variations ou compositions associées, tout en introduisant dans les collections des œuvres qui en étaient jusqu’alors absentes. Couvrant différentes périodes de création, l’ensemble offre, selon l’INHA, « une vision élargie de la pratique gravée de l’artiste et met en lumière la cohérence des recherches plastiques et esthétiques qu’il mène sur le long terme ».




