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Restitution des œuvres pillées par les européens : un lent processus

Le 28 janvier 2026, le Sénat a adopté le projet de loi-cadre relatif à la restitution de biens culturels conservés dans des collections publiques aux États qui les réclament. Enquête sur les approches décoloniales des musées d’ethnologie et de civilisation à l’œuvre à Paris, Berlin, Bruxelles et Amsterdam.

Éric Tariant
19 mars 2026
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Vue du Wereldmuseum, à Amsterdam. Photo Jordi Huisman

Vue du Wereldmuseum, à Amsterdam. Photo Jordi Huisman

Les manutentionnaires déchargent de l’avion, avec d’infinies précautions, une impressionnante statue grandeur nature représentant Béhanzin, le roi du Dahomey, figuré en homme requin, ainsi que des éléments d’architecture et des objets religieux. Ce 10 novembre 2021 a atterri à l’aéroport de Cotonou un avion spécialement affrété par les autorités françaises, transportant 26 pièces monumentales pesant plus de 2,5 tonnes. Ces objets d’art font leur retour sur le territoire de la république du Bénin après 129 ans d’absence. Ils avaient été envoyés à Paris à la suite d’une expédition militaire sanglante de l’armée française en 1892, accompagnée du pillage du palais d’Abomey par les troupes coloniales. Ils étaient conservés depuis lors au musée d’Ethnographie du Trocadéro, devenu musée de l’Homme en 1937, avant d’être abrités au musée du quai Branly – Jacques-Chirac, jusqu’à ce que la loi du 24 décembre 2020 entérine leur restitution définitive à leur pays d’origine.

Signe de l’émoi qu’a provoqué chez les Béninois le retour de ces œuvres sur leurs terres, une foule importante s’est déplacée le long du parcours reliant l’aéroport à l’ancien palais présidentiel où elles sont exposées depuis février 2022 et admirées par plus de 200 000 visiteurs.

C’était la toute première fois, depuis les Indépendances dans les années 1960, qu’un État d’Afrique situé au sud du Sahara « obt[enait] le retour physique, sur son territoire, d’éléments substantiels de sa culture et de son histoire, transportés en Europe à l’époque coloniale », écrit Bénédicte Savoy dans À qui appartient la beauté ? (La Découverte, 2024). Enseignante d’histoire de l’art à la Technische Universität, à Berlin, cette dernière a notamment corédigé avec l’universitaire sénégalais Felwin Sarr Restituer le patrimoine africain (Philippe Rey/ Seuil, 2018), issu du « Rapport sur la restitution du patrimoine culturel africain. Vers une nouvelle éthique relationnelle*1 ». Celui-ci leur avait été commandé par le président de la République Emmanuel Macron après son discours prononcé en 2017 à l’université de Ouagadougou, au Burkina Faso, dans lequel il s’était engagé à faciliter les conditions de restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain conservé en France.

UN LOURD HÉRITAGE

Comme l’Felwin Sarr Bénédicte Savoy dans un entretien au journal Le Monde du 30 janvier 2023*2, publié à l’occasion de la parution du Long Combat de l’Afrique pour son art. Histoire d’une défaite postcoloniale (Seuil, 2023), cette restitution a-t-elle ouvert « une grande brèche dans une sorte de mur de Berlin » ? Sommes-nous face à « un changement de paradigme » ? au seuil « d’une nouvelle ère » ?

En décembre 2022, à leur tour, les autorités germaniques ont rendu au Nigeria vingt œuvres d’art spoliées par l’Allemagne durant la colonisation, dont quelques-uns des fameux bronzes de l’ancien royaume du Bénin. Plus de 1 100 autres trésors pillés devraient suivre le même chemin.

Il est de notoriété que des centaines de milliers d’objets d’art ont été expédiés dans les musées européens durant la période coloniale, par l’entremise de soldats, d’officiers, de missionnaires, d’administrateurs, d’explorateurs et de marchands. Nombre d’entre eux ont été volés ou malhonnêtement acquis dans un contexte d’asymétrie, à partir du milieu des années 1880, dans le cadre d’une folle course à l’appropriation des richesses naturelles et culturelles des pays annexés.

En témoigne le grossissement des réserves des musées que l’on observe à partir de la fin du XIXe siècle, à Paris comme à Berlin, puisque le musée ethnologique de la capitale allemande est passé de « 3 300 pièces en 1880, à 11 000 en 1887, 25 000 en 1889 et plus de 55 000 en 1919 », rappelle Bénédicte Savoy dans À qui appartient la beauté ?

« On n’affronte pas son passé en le cachant dans un placard. Il faut le regarder pour ce qu’il est et prendre en compte les effets qu’il continue d’avoir sur le présent. »

« Le Musée cannibale » est le titre d’une exposition organisée en 2002-2003 par le musée d’Ethnographie de Neuchâtel, en Suisse, laquelle suscita à l’époque un mélange de stupeur, d’embarras, de malaise, et d’euphorie. Cette réflexion satirique sur les modes d’enrichissement des collections mettait en exergue la pratique de prédation qui a longtemps été celle des institutions ethnographiques.

PEUT-ON DÉCOLONISER LES MUSÉES ?

C’est à cette tâche que s’emploient, avec plus ou moins d’entrain et de célérité, les musées d’ethnologie situés à Paris, Berlin, Bruxelles, Genève et Amsterdam.

Intéressons-nous, en premier lieu, à trois anciens musées coloniaux : le musée royal de l’Afrique centrale, à Tervuren, près de Bruxelles, en Belgique (fondé en 1910) aujourd’hui l’AfricaMuseum ; l’Institut colonial d’Amsterdam (1926), aux Pays-Bas, à présent le Wereldmuseum ; et le musée des Colonies (1931), devenu le musée national de l’Histoire de l’immigration, abrité au palais de la Porte-Dorée, à Paris.

Il a été dificile de faire peau neuve pour ces trois institutions créées afin de « faire connaître l’empire colonial de leurs pays à des fins de propagande et d’investissements économiques*3 », écrit Hélène Bocard, conservatrice en chef du patrimoine au palais de la Porte-Dorée.

Vue de l’exposition « Notre héritage colonial », salle « Richesse venue d’outre-mer », Wereldmuseum, Amsterdam. Photo Rick Mandoeng

À Tervuren, lors de sa réouverture en 2018, l’AfricaMuseum s’est trouvé confronté à un écueil : développer un discours postcolonial dans un bâtiment imprégné d’histoire coloniale. Au sein du nouveau parcours des collections, « l’épisode » de la colonisation du Congo, sous l’égide du roi Léopold II qui en fit sa propriété, puis de l’État belge à partir de 1908, est expédié dans une salle de taille modeste. L’exploitation économique de ce pays, le pillage du caoutchouc, du bois et du cacao notamment, est évoquée de manière plus convaincante dans une autre galerie nommée elliptiquement « Le paradoxe des ressources ». C’est surtout par le biais d’expositions temporaires qu’est « repensé » et « interrogé  » de façon active le patrimoine du musée, selon les termes de Bart Ouvry, le directeur général de l’institution. Ainsi, l’exposition « Le Panorama du Congo 1913*4 » s’attache à dénoncer et à démonter la propagande de la Belgique, entre autres la prétendue mission « civilisatrice » des autorités belges présentée dans la section coloniale de l’Exposition universelle de 1913, à Gand. Y était déroulée une peinture monumentale de 115 mètres de long qui vantait les bienfaits de la colonisation, en occultant la soumission, le travail forcé, l’exploitation économique et la surexploitation de la nature organisés par la puissance occupante au Congo, ainsi que les faits de violence qu’elle y a perpétrés.

Le passé impérialiste de la France est tout aussi omniprésent au musée des Colonies, construit à Paris à l’occasion de l’Exposition coloniale internationale de 1931. Il est inscrit dans la pierre de sa façade sous la forme d’un immense bas-relief d’Alfred Janniot évoquant « L’apport des colonies à la France » ainsi que dans les fresques du forum conçues pour louer « L’apport de la France à l’outre-mer ». Constance Rivière, la directrice générale du palais de la Porte-Dorée, explique qu’il « n’est pas question de casser ce monument ni de repeindre en blanc les fresques du Forum ». « On n’affronte pas son passé en le cachant dans un placard, souligne-t-elle. Il faut le regarder pour ce qu’il est et prendre en compte également les effets qu’il continue d’avoir sur le présent. » Assumant les liens étroits entre l’histoire esclavagiste française et celle de son immigration, le musée national de l’Histoire de l’immigration évoque le passé colonial de la France à trois reprises dans le parcours de l’exposition permanente.

C’est sans doute à Amsterdam, dans l’ancien Institut colonial, renommé Tropen Museum en 1926 puis Wereldmuseum (musée des cultures du monde) en 2014, que le travail de déconstruction apparaît le plus ambitieux. Y est afirmé le discours le plus clair et le plus convaincant sur le fait colonial et le passé esclavagiste de l’Europe en général et des autorités néerlandaises en particulier. L’exposition semi-permanente « Notre héritage colonial*5 », inaugurée en juin 2022 et toujours à l’affiche, explique en dix salles réparties sur 1 200 m2 comment le colonialisme a façonné le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Elle pointe aussi la part de responsabilité de la puissance néerlandaise, présente sur tous les continents grâce à ses comptoirs commerciaux, et plus spécifiquement en Indonésie, au Suriname et dans les anciennes Antilles néerlandaises, lesquelles ont été leurs colonies les plus pérennes. Elle explicite de quelle manière les Pays-Bas ont bâti un système extractiviste, basé sur la domination, l’oppression et l’exploitation, en tuant des hommes, en endommageant l’environnement et en épuisant les sols, tout en évoquant la résistance, la résilience et la créativité des populations opprimées.

Hilary Balu, La Promesse du vide, 2025, acrylique, dans l’exposition « Le Panorama du Congo 1913 », AfricaMuseum, Tervuren, 2025-2026. © Hilary Balu. Courtesy de l’AfricaMuseum. Photo D.R

Les restitutions auraient été systématiquement freinées par des « stratégies juridiques, scientifiques et médiatiques » et méthodologiquement empêchées.

LES RECHERCHES DE PROVENANCE

Le musée d’Ethnographie de Genève (MEG) a été l’un des premiers à accélérer le travail de recherches de provenance des œuvres qui y sont conservées. « Depuis 2010 environ, nous consultons systématiquement les communautés autochtones liées aux objets pour savoir s’ils acceptent qu’on les présente et comment ils nous suggèrent de le faire », expliquait,au printemps 2021, Boris Wastiau, directeur du MEG de 2009 à 2022. Chaque objet sélectionné pour le parcours permanent porte la mention de l’acquéreur, la période d’acquisition et celle d’entrée dans l’inventaire. Le musée s’est également focalisé sur leur contexte d’acquisition. « En 2024, nous avons changé une partie de l’exposition permanente, de façon à mettre en avant les pratiques de décolonisation qui se trouvent ainsi remises au centre », insiste Carine Ayélé Durand, la nouvelle directrice du MEG, qui évoque, dans un document intitulé « Stratégie 2030 », l’importance de poursuivre une « approche décoloniale ».

Le musée du quai Branly – Jacques-Chirac, à Paris, qui a ouvert ses portes en 2006, ne semble pas avoir été aussi exigeant et systématique que le MEG dans son travail de recherches de provenance. Parmi les 3 500 œuvres présentées dans l’exposition permanente, seule une cinquantaine d’entre elles, identifiées par un logo, voient leur parcours retracé. Ce choix de privilégier une présentation esthétisante et non contextualisée tient sans doute au rôle clé joué par les marchands et collectionneurs qui entouraient Jacques Chirac lors de la phase de préfiguration du musée. L’arrivée, au printemps 2020, d’Emmanuel Kasarhérou à la présidence de l’institution s’est traduite par la collaboration de cette dernière au programme Probama qui vise à éclairer les pratiques d’acquisition allemandes et françaises lors des expéditions coloniales au Soudan français (actuel Mali) entre 1832 et 1914, dans le sillage du rapport Sarr-Savoy. L’autre événement clé, diligenté par Emmanuel Kasarhérou et ses équipes, a été l’organisation, au printemps-été 2025, de l’exposition « Mission Dakar-Djibouti », qui a permis de « faire la lumière sur les zones d’ombre » et de « dissiper les angles morts » de cette mission ethnographique emblématique, conduite par Marcel Griaule, qui s’est déroulée dans quinze pays africains sous domination coloniale.

À Berlin, c’est sur l’emplacement de l’ancien château des Hohenzollern, bombardé en 1945 par les Alliés, qu’a été construit le Humboldt Forum, dédié aux cultures non européennes, en 2020. De nombreux observateurs s’étaient inquiétés de voir présentés dans un bâtiment symbolisant l’Allemagne impériale des milliers d’objets (plus de 500 000 pièces en provenance du monde entier) collectés pendant la période coloniale. Nommé directeur général de l’institution en 2018, l’historien d’art Hartmut Dorgerloh s’est montré réservé à l’idée d’une politique de restitution des œuvres. Il a préféré insister sur la priorité que représente à ses yeux la recherche de provenance afin d’exhumer la façon dont ces objets sont arrivés en Allemagne.

Alexis von Poser et Han Song Hiltmann, responsables des collections de l’Ethnologische Museum et du Museum für Asiatische Kunst, réunies au sein du Humboldt forum, signalent quant à eux l’importance de mettre en œuvre de nouvelles formes de collaboration et de transparence. « Tout doit être appréhendé à travers le prisme de la décolonisation de nos musées, les collections, les livres d’inventaires ainsi que les structures de nos institutions », soulignent-ils. Ce travail de transparence s’est manifesté notamment par la digitalisation de 100 000 pièces conservées dans le fonds d’art asiatique. Elles sont désormais accessibles aux partenaires et aux communautés issues des pays d’origine et aux ayants droit des objets avec lesquels le musée d’État allemand coopère. Ce processus de décolonisation se traduit également par la mise en œuvre du « Musée collaboratif », un programme pluriannuel qui vise à faciliter les échanges de connaissances et à explorer les collections.

Ces démarches de collaboration avec les communautés ont été particulièrement poussées pour préparer l’exposition temporaire « Histories of Tanzania*6 ». Celle-ci porte sur l’origine et la signification d’une centaine d’objets, sélectionnés parmi les 10 000 pièces collectées souvent de manière violente en Tanzanie pendant la période coloniale et conservées à l’Ethnologische Museum. En amont du projet, les directeurs des deux musées ont sollicité le consentement des douze communautés tanzaniennes d’où proviennent ces objets. Ils se sont rendus sur place et ont participé à douze cérémonies organisées par chacune d’elles afin de construire une relation de confiance. La restitution de certaines de ces pièces devrait s’ensuivre.

Reproduction à l’échelle 1/9e du Panorama du Congo peint par Alfred Bastien et Paul Mathieu en 1913; installation audiovisuelle in situ, avec la collaboration de Koenraad Ecker, Haldi Okudheyo, Falonne Luamba et Joëlle Sambi, dans l’exposition « Le Panorama du Congo 1913 », AfricaMuseum, Tervuren, 2025-2026. Courtesy de l’AfricaMuseum. Photo D.R.

DES ACTIONS EMPÊCHÉES

Soixante ans après les premières réclamations émises par des États africains, où en sont les démarches de restitution ? Celles-ci auraient été systématiquement freinées par des « stratégies juridiques, scientifiques et médiatiques » et méthodologiquement empêchées par « un document top-secret conçu par la commission allemande de l’Unesco pour lutter contre les demandes de restitution », soutient Bénédicte Savoy dans son entretien au Monde précédemment cité. L’universitaire souligne, dans son livre À qui appartient la beauté ?, que « la rhétorique muséale du patrimoine partagé » et de « l’entrée en dialogue » ne doit pas occulter « la quasi-impossibilité, pour une large part de l’humanité, d’obtenir des visas qui leur permettraient de venir à Londres, Paris, Amsterdam ou Berlin [voir ses objets] ».

Les Africains doivent pouvoir accéder à leur patrimoine, à ces réservoirs de savoir et de savoir-faire qui racontent « l’histoire de notre continent, de sa créativité et de son génie », insiste Felwin Sarr. « Nous avons besoin de ces ressources symboliques pour construire nos identités, nous réinventer, nous tourner vers l’avenir » et contribuer aussi à « porter l’humanité vers un autre palier », poursuit l’économiste, philosophe et essayiste sénégalais.

-

*1 culture.gouv.fr/espace-documentation/rapports/La-restitution-du-patrimoine-culturel-africain-vers-une-nouvelle-ethique-relationnelle

*2 lemonde.fr/afrique/article/2023/01/30/benedicte-savoy-restituer-les-uvres-d-art-africaines-c-est-reparer-le-passe_6159893_3212.html

*3 « Trois musées face à leur passé colonial : Bruxelles, Amsterdam et Paris », Hommes & Migrations, no 1326, 2019, p. 174

*4 « Le Panorama du Congo 1913. Illusion coloniale démontée », 28 novembre
2025-27 septembre 2026, AfricaMuseum, Leuvensesteenweg 13, 3080 Tervuren, Belgique.

*5 Wereldmuseum, Linnaeusstraat 2, 1092 CK Amsterdam, Pays-Bas, amsterdam.

*6 « Histories of Tanzania », 23 février-25 mai 2026, Ethnologisches Museum, Humboldt Forum, Schlossplatz, 10178 Berlin, Allemagne.

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Stéphane Renault