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Design, « collections classiques » et art « Cinétique Zen » à Drouot

Du design chez Gros et Delettrez, des collections classiques chez Oger-Blanchet et l’art zen de Haruhiko Sunagawa chez Pescheteau-Badin passeront sous le marteau à Paris.

Nicolas Denis
17 octobre 2023
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Maxime Old, table de salle à manger, vers 1950 (détail). Courtesy Gros et Delettrez

Maxime Old, table de salle à manger, vers 1950 (détail). Courtesy Gros et Delettrez

Cette semaine aux enchères

Chaque semaine, la rédaction de The Art Newspaper France propose une sélection de ventes aux enchères qui attireront l'attention des collectionneurs.

Maxime Old, un designer méconnu chez Gros et Delettrez

La vente dédiée aux arts décoratifs du XXe siècle organisée par l’étude Gros et Delettrez permet de redécouvrir le travail d’un architecte-décorateur injustement méconnu : Maxime Old. Très en vogue dans les années 1950 et 1960, il réalise, parmi ses nombreuses commandes publiques, le mobilier destiné au grand salon des premières classes du paquebot France en 1962. Égal des grands décorateurs tels qu’André Arbus ou Gilbert Poillerat, Maxime Old fait véritablement le lien entre grande décoration française et design parfois radical. Cette volonté de croiser tradition et modernité s’illustre parfaitement dans le mobilier présenté par la maison de ventes : pas moins d’une dizaine de pièces issues d’une collection particulière seront proposées dans cette vacation. Parmi elles, une table de salle à manger en chêne, au plateau de laque vert et or (est. 6 000-9 000 euros), un bahut gainé de cuir (est. 10 000-15 000 euros) ou une armoire en bois exotique (est. 3 000-5 000 euros). Une occasion assez rare de pouvoir enchérir sur le mobilier de ce « créateur en accord avec son siècle », comme le surnomme Yves Badetz, auteur d’une monographie parue aux éditions Norma.

« Art décoratif du XXe siècle », vendredi 20 octobre 2023, Gros et Delettrez, Hôtel Drouot, 75009 Paris, www.gros-delettrez.com

Jean-Baptiste Greuze, Rêverie, huile sur toile, XVIIIe siècle. Courtesy Oger-Blanchet

Les collections classiques à l’honneur chez Oger – Blanchet

Trois collections, dont celle du marquis Alphonse d’Aoust, donneront un bon aperçu de la vitalité du marché de l’antiquité et de l’art classique cette semaine à Drouot. La maison Oger – Blanchet propose dans la vente dédiée au « Grandes collections classiques » un ensemble de peintures européennes du XVe au XVIIIe siècles provenant d’un amateur. Il faudra enchérir à hauteur de 200 000 euros pour acquérir Rêveries, une huile sur toile de Jean-Baptiste Greuze. Pour profiter du Portrait de Sophie d’Artois assise, peint par l’une des plus grandes portraitistes de son temps, Élisabeth Vigée Le Brun, comptez entre 100 000 et 150 000 euros. Fleurs dans un vase bleu, nature morte d’Anne Vallayer-Coster, figure majeure du style rococo, sera, elle aussi, l’une des « masterpieces » de la vente (est. 200 000-300 000 euros).

En outre, de la « collection d’un hôtel particulier proche des Champs-Élysées », on peut retenir une commode en acajou d’époque Louis XVI (est. 10 000-15 000 euros), un tapis d’Aubusson vers 1750 (est. 12 000-15 000 euros) ou un bronze italien du milieu du XVIIe siècle, L’ivresse de Bacchus (est. 2 000-3 000 euros). Enfin, la première édition des 80 planches qui composent Los Caprichos (Les Caprices), série de gravures réalisées par Francisco de Goya et provenant de la collection du marquis d’Aoust, est estimée de 30 000 à 50 000 euros.

« Grandes collections classiques », vendredi 20 octobre 2023, Oger-Blanchet, Hôtel Drouot, 75009 Paris, www.ogerblanchet.fr

Haruhiko Sunagawa, Pierre suspendu-III, technique mixte, 2014. Courtesy Pescheteau-Badin

Le fonds d’atelier de Haruhiko Sunagawa chez Pescheteau-Badin

Haruhiko Sunagawa est l’un des artistes japonais, avec le sculpteur Takashi Naraha, à avoir exploré le champ de l’art cinétique et de l’op art. Sa culture et ses racines lui permettent de traduire les codes de ce mouvement artistique, défendu notamment par la galerie parisienne Denise René, où il exposa. Il crée à partir des années 1970 un langage esthétique, un « alphabet du mouvement », tel qu’il le nomme lui-même, qui s’appuie sur les oppositions du yin et du yang : le solide et le fragile, le noir et le blanc, le plein et le vide. Il construit, au gré des effets d’optiques et de matières, un univers que l’on peut définir comme un « cinétisme Zen ». La maison Pescheteau-Badin propose lundi 23 octobre l’ensemble des œuvres restées dans l’atelier parisien de l’artiste, décédé en 2022. Plus de 400 pièces qui comprennent des dessins au crayon, des pastels et des aquarelles qui définissent ses débuts jusqu’aux sculptures brutes et poétiques de la fin de sa vie. Pour cette vente judiciaire, les frais acheteurs seront réduits à 14,28 %. Pas d’estimations au catalogue : Géraldine Jost-Badin, commissaire-priseur de l’étude, entend ainsi « rendre hommage à Haruhiko Sunagawa, habitué des galeries et des institutions mais peu présent en salle des ventes. Les enchérisseurs feront, pendant la vacation, la cote de l’artiste ».

« Haruhiko Sunagawa », lundi 23 octobre 2023, Pescheteau-Badin, Hôtel Drouot, 75009 Paris, www.pescheteau-badin.com

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