Le Mensuel
Newsletter
Abonnements
Le Mensuel
Newsletter
Art Basel Paris fair editions
L'éditorial de la semaine
Expositions
Marché de l'art
Musées et institutions
Patrimoine
Art Basel Paris fair editions
L'éditorial de la semaine
Expositions
Marché de l'art
Musées et institutions
Patrimoine
Marché de l'art
Actualité

La collection du cheikh Hamad bin Abdullah Al Thani en vente chez Sotheby’s à Paris

Du 4 au 9 novembre 2026, Sotheby’s disperse à Paris en cinq ventes le contenu de la maison parisienne du cheikh Hamad bin Abdullah Al Thani, aménagée par le décorateur parisien Alberto Pinto.

Nicolas Denis
2 novembre 2026
Partagez
Commode en placage d'ébène, laque et bronze doré, époque Napoléon III, d'après le modèle de Riesener pour Marie-Antoinette à Versailles. Courtesy Sotheby's.

Commode en placage d'ébène, laque et bronze doré, époque Napoléon III, d'après le modèle de Riesener pour Marie-Antoinette à Versailles. Courtesy Sotheby's.



Cette semaine aux enchères

Chaque semaine, la rédaction de The Art Newspaper France propose une sélection de ventes aux enchères qui attireront l'attention des collectionneurs.

Des joyaux moghols, des portraits de cour, de l’argenterie d’Augsbourg, deux hôtels particuliers parisiens. Le cheikh Hamad bin Abdullah Al Thani, cousin germain de l’émir du Qatar, collectionne beaucoup : il a acquis plus de 5 000 œuvres, de l’Antiquité à l’Art déco. Sa collection a voyagé au Metropolitan Museum of Art à New York, au Victoria and Albert Museum à Londres et au Grand Palais, à Paris, avant de s’installer en 2021 à l’Hôtel de la Marine à Paris. Le cheikh achète et sait aussi vendre. Ses joyaux indiens ont rapporté 109,3 millions de dollars chez Christie’s à New York en 2019 ; le contenu de l’hôtel Lambert, propriété de sa famille, a totalisé 76,6 millions d’euros chez Sotheby’s à Paris en 2022. Une large partie du produit de ces ventes est allée rejoindre les fonds de l’Al Thani Collection Foundation, mécène de l’Ashmolean Museum d’Oxford et de la National Gallery de Londres.

Yves Tanguy, Sans titre, huile sur toile. Courtesy Sotheby's.

Alberto Pinto, le décorateur parisien qui a fait de l’éclectisme un principe, est devenu au fil du temps le mentor et l’ami du cheikh Al Thani. Celui-ci ne lui a pas pour autant laissé un blanc-seing : ils ont choisi ensemble chaque objet, chaque meuble, chaque élément de décoration pour l’hôtel de l’avenue Charles-Floquet, dans le 7e arrondissement de Paris. La maison a appartenu à l’écrivain Paul Morand, puis, selon Sotheby’s, à la célèbre mécène São Schlumberger. Le décorateur a voulu réunir deux styles qu’affectionne particulièrement le cheikh Al Thani sans pour autant chercher à les faire dialoguer à tout prix : le mobilier et les objets d’art du XVIIe siècle ont pris place dans les salons de réception ; le mobilier et les peintures Art déco dans les étages. « C’était une maison, un univers privé à l’abri des regards », résume Mario Tavella, président de Sotheby’s France, en introduction de la vente. La société d’enchères annonce plus de 1 400 œuvres réparties en cinq ventes, pour une estimation basse cumulée avoisinant 12 millions d’euros, hors frais. La vente du soir du 4 novembre représente environ 40 % de ce montant en seulement 70 lots. En tête, une paire de canapés en bois redoré (Gênes, vers 1740-1744, est. 400 000-600 000 euros) ; une statue romaine d’éphèbe en marbre (est. 250 000-400 000 euros) ; et les Bustes de Géta et Plautilla de Pietro Cipriani (est. 200 000-300 000 euros).

La vente du jour du 5 novembre est quant à elle consacrée aux objets de collection, avec notamment une Nef monumentale en argent et vermeil signée Berthold Müller (Hanau, fin du XIXe siècle, est. 40 000-60 000 euros) ou un Coffret en vermeil, cristal de roche et pierres, par Johannes Eisler (Nuremberg, 1680-1685, est. 30 000-50 000 euros). Celle du soir présente « L’écrin Art déco ». Parmi les pièces ou ensembles les plus importants, figurent 14 œuvres du portraitiste mondain de l’entre-deux-guerres, Bernard Boutet de Monvel (Portrait du comte Edgard de Barral, est. 400 000 à 600 000 euros), une Table basse aux grenouilles de Diego Giacometti (est. 150 000-200 000 euros) ou un bureau d’Eugène Printz (est. 120 000 à 180 000 euros).

Geai en porcelaine de Meissen et bronze doré, époque Louis XV, vers 1740. Courtesy Sotheby's.

La quatrième partie de la collection, dispersée le 6 novembre, totalise 316 lots pour une estimation globale comprise entre 2,5 et 4 millions d’euros. En fait partie une commode en placage d’ébène, laque et bronze doré, d’époque Napoléon III (est. 40 000 à 60 000 euros).

Enfin, la dernière partie de cet important ensemble, vendue en ligne jusqu’au 9 novembre, regroupe notamment un geai en porcelaine de Meissen et bronze doré, époque Louis XV, vers 1740 (est. 20 000-30 000 euros) ou un service de verres gravés modèle Maria-Theresia (J. & L. Lobmeyr, Vienne, vers 1910, est. 12 000 à 18 000 euros).

Chez Sotheby’s, la mise en scène de la collection a été confiée aux décorateurs Jacques Garcia et Chahan Minassian.

---

« Une demeure princière, la résidence de Son Altesse Cheikh Hamad bin Abdullah Al Thani », du 4 au 9 novembre 2026, Sotheby’s, 76 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris, www.sothebys.com

Marché de l'artVente aux enchèresSotheby'scheikh Hamad bin Abdullah Al Thani
Partagez
Abonnez-vous à la Newsletter
Informations
À propos du groupe The Art Newspaper
Contacts
Politique de confidentialité
Publications affiliées
Cookies
Publicité
Suivez-nous
Instagram
Bluesky
LinkedIn
Facebook
X
Ce contenu est soumis à droit d'auteurs et copyrights

À lire également

Marché de l'artActualité
26 mai 2026

Design et robots japonais aux enchères

La fin du mois de mai est, traditionnellement, le moment des ventes de design à Paris, comme celle de Sotheby’s. De son côté, la jeune maison Aibo Art Auction présente trois vacations dédiées à la pop culture, dont une collection de robots japonais vintage.

Nicolas Denis
Marché de l'artActualité
17 avril 2023

L’impressionnisme et le « souffle moderne » célébrés chez Sotheby’s à Paris

La maison de ventes propose, mercredi 19 avril 2023 à Paris, un ensemble issu d’une collection particulière où figure L’oiseau du matin, une gouache de Joan Miró qui n’avait pas été montrée depuis presque soixante ans. Suivra une sélection d’œuvres impressionnistes et modernes, de diverses provenances cette fois.

Nicolas Denis
Marché de l'artActualité
21 décembre 2022

Enchères : la place parisienne en pleine croissance en 2022

Le Brexit et surtout plusieurs collections exceptionnelles expliquent la forte hausse des ventes du trio de tête cette année à Paris.

Alexandre Crochet
Marché de l'artActualité
10 octobre 2022

L'étincelante collection de l'Hôtel Lambert dispersée chez Sotheby's

Réuni par le cheikh Hamad Al Thani, l’ensemble cumule les arts décoratifs français les plus luxueux et les provenances prestigieuses.

Alexandre Crochet