Depuis 80 ans, la Maison de l’Amérique latine est le centre culturel et diplomatique du continent à Paris. Elle doit sa naissance au général de Gaulle, qui avait souhaité après la Libération qu’un tel lieu soit créé en remerciement du soutien de plusieurs pays d’Amérique latine et des Caraïbes à la France libre.
Installée depuis 1965 dans deux hôtels particuliers du XVIIIe siècle au 217 boulevard Saint-Germain, dans le 7e arrondissement, elle accueille chaque année quelque 50 000 visiteurs avec une riche programmation d’expositions – Wifredo Lam, Matta, Julio Le Parc, Leonora Carrington, Lola Álvarez Bravo, Tarsila do Amaral, Gego… –, de concerts et de rencontres en accès libre. Véritable pont entre l’Europe et les pays d’Amérique latine et des Caraïbes, elle est aussi un lieu d’échange et un point de repère pour la diaspora. « C’est le seul lieu dédié à l’Amérique latine à Paris », revendique Jean-Marc Laforêt, son président depuis deux ans.
À la suite de l’annonce par la Banque de France, propriétaire des murs, de la mise en vente des bâtiments, sans obligation pour l’acquéreur de maintenir l’institution dans son lieu historique, une pétition de soutien en ligne a été lancée.
« Dans une période d’extrême fragilité de l’écosystème institutionnel artistique et pour ne pas voir disparaître ce centre de dialogue, de rayonnement et de réflexion, nous, signataires, amis de la Maison de l’Amérique latine, en appelons solennellement au président de la République, sous le haut patronage duquel est placée la Maison depuis sa création, et au ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, afin de favoriser une solution qui assure la pérennité des missions de la Maison de l’Amérique latine dans son lieu historique », écrit Jean-Marc Laforêt.



