L’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (Unesco) a enrichi cet été sa liste du patrimoine mondial par de nouvelles inscriptions. Réuni à Busan, en Corée du Sud, du 19 au 29 juillet 2026, le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco a ainsi approuvé l’inscription de 25 nouveaux lieux sur sa Liste du patrimoine mondial. Ces nouvelles entrées comprennent 19 sites culturels, cinq naturels et un mixte. La liste compte désormais 1 273 sites répartis dans 173 pays.
En France, les deux nouveaux sites inscrits sont les plages du Débarquement de Normandie, reconnues pour leur portée historique, et les forteresses royales capétiennes du Languedoc, dont le Conseil international des monuments et des sites (Icomos) a souligné, dans ses recommandations au Comité, qu’elles constituent « un exemple remarquable d’architecture défensive capétienne […] d’une cohérence unique et parfaitement intégrée dans son cadre régional ». Avec 56 sites inscrits au patrimoine mondial, dont 47 culturels, 7 naturels et 2 mixtes, l’Hexagone occupe désormais la troisième place au classement mondial, derrière l’Italie et la Chine.
Cette édition marque une avancée pour plusieurs régions jusqu’ici sous-représentées, notamment en Afrique. Les Comores, São Tomé-et-Príncipe et le Soudan du Sud font pour la première fois leur entrée sur la liste, avec respectivement les médinas des sultanats historiques des Comores, les roças de São Tomé-et-Príncipe et le paysage migratoire de Boma-Badingilo. Elles s’accompagnent également de l’adoption d’une nouvelle stratégie consacrée aux petits États insulaires en développement. Grâce à un budget de 13 millions de dollars pour la période 2026-2034, l’Unesco doit notamment renforcer les capacités de ces pays à protéger leur patrimoine, alors qu’ils sont particulièrement exposés aux conséquences du changement climatique. L’entrée des Comores et de São Tomé-et-Príncipe sur la liste souligne ainsi l’importance croissante accordée par l’organisation internationale à la préservation de ces identités et de ces cultures de plus en plus menacées.
Les nouvelles entrées témoignent également des dangers qui pèsent sur certains patrimoines. En tout et pour tout, trois sites ont été inscrits selon une procédure d’urgence, à savoir le paysage migratoire de Boma-Badingilo, au Soudan du Sud, les châteaux du mont Amel, au Liban, et Sebastia, dans l’État de Palestine. Ils ont été simultanément ajoutés à la Liste du patrimoine mondial en péril, aux côtés du centre historique de Paramaribo, la capitale du Suriname, de la cité antique de Chersonèse Taurique et de sa chôra, en Ukraine, et de Tyr, au Liban. La prochaine session du Comité se tiendra en 2027 à Istanbul.




