Les 7 et 8 décembre 2024, la cathédrale Notre-Dame de Paris rouvrait en grande pompe après un chantier titanesque. Dans un premier temps (2020-2021), il s’est agi de sauver en urgence le monument menacé d’effondrement à la suite de l’incendie qui l’a ravagé le 15 avril 2019. La réparation des dégâts qui a suivi a constitué une importante phase ayant permis sa réouverture au public : reconstruction des voûtes effondrées et de la flèche de Viollet-le-Duc, restauration du beffroi en chêne partiellement abîmé dans la tour nord, des cloches, des vitraux…
La troisième phase de travaux a désormais pour objectif de parachever la restauration du chef-d’œuvre d’architecture gothique. « Nous avons dressé, avec l’aide du maître d’œuvre, l’architecte en chef Philippe Villeneuve et son équipe, l’inventaire des travaux nécessaires à la restauration complète du monument », précise Philippe Jost, président de l’établissement public Rebâtir Notre-Dame de Paris. Le schéma directeur, arrêté en mars dernier, définit un programme d’une douzaine d’opérations prévues jusqu’en 2033, pour un coût global de près de 150 millions d’euros, dont 130 millions d’euros restent à réunir en faisant appel à la générosité de mécènes et donateurs.
Les deux premières opérations concernent la restauration de la grande rose occidentale, au centre de la façade principale donnant sur le parvis, ainsi que celle de la façade nord du transept et de sa statuaire médiévale donnant sur la rue du Cloître Notre-Dame. Après finalisation des études détaillées et attribution des marchés par appels d’offres, les travaux débuteront en 2027 et se termineront en 2029.
Ces nouveaux chantiers s’ajoutent à la restauration du chevet et de ses 22 arcs-boutants ainsi qu’à celle de la sacristie – extérieurs, décors sculptés et couverture – déjà engagées respectivement en 2025 et en début d’année 2026. « Engager aujourd’hui les deux opérations que représentent la restauration de l’emblématique rose occidentale et celle de la façade nord de la cathédrale est un signal fort d’optimisme pour la suite », se réjouit Philippe Jost.
Ces deux opérations portent le montant de l’ensemble des travaux réalisés ou engagés depuis 2019 et financés par la souscription nationale à 845 millions d’euros.
Parmi les parties extérieures de la cathédrale nécessitant des soins, figurent dans le programme de restauration complet : les façades nord et sud du transept, les trois grandes roses (ouest, nord et sud), qui n’ont pas été restaurées depuis le XIXe siècle, les façades nord et sud de la nef et leurs arcs-boutants, les vitraux des tribunes de la nef et des chapelles, l’extérieur des tours dont leurs chimères, ainsi que le presbytère.



