De l’eau a coulé sous les ponts de la Seine depuis la fin des Années folles, mais l’esthétique de cette époque plaît toujours autant. Au musée des Arts décoratifs à Paris, dans l’aile Marsan du palais du Louvre, hommage a été rendu à ce mouvement pour son centenaire dans l’exposition « 1925-2025 : cent ans d’Art déco », qui a pris fin ce 26 avril 2026. Un siècle après l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925 qui a consacré l’Art déco, y a été présenté mobilier sculptural, bijoux précieux, objets d’art, dessins, affiches et pièces de mode. En tout, ce sont près de 1 200 œuvres illustrant la richesse créative de cette période qui ont été données à voir aux près 500 000 visiteurs de cette exposition.
Présentée dans les galeries permanentes des deuxième et troisième étages, elle a offert une plongée complète dans l’esthétique des années 1910-1930, en s’appuyant sur l’histoire même de l’institution. Ancien lieu d’accueil des Salons de la Société des artistes décorateurs, le musée des Arts décoratifs a constitué, au fil du temps, une collection de grande ampleur, qui a servi de socle à cette rétrospective.
L’exposition s’achevait dans la nef du musée par une mise en scène mettant en regard les voitures du futur Orient Express et celle datant de 1929, d’un autre train fameux, L’Étoile du Nord, conservée sur place. Les visiteurs ont également pu découvrir en exclusivité trois maquettes du futur train imaginé par l’architecte et directeur artistique Maxime d’Angeac. Selon les organisateurs, cette confrontation entre héritage historique et création actuelle « a offert une immersion saisissante dans l’univers de l’Art déco, soulignant la modernité de ce style et sa capacité à inspirer les créateurs d’aujourd’hui. »



