La Fondation du patrimoine vient de dévoiler les sites emblématiques qui vont bénéficier des gains de la 9ᵉ édition du Loto du patrimoine. Cette initiative, née en 2018, a été créée dans le cadre de la Mission patrimoine, dont l’objectif est de recenser les monuments français en péril pour leur accorder de nouvelles sources de financement en vue de leur restauration. Elle est aussi surnommée la « mission Bern » puisque cette dernière a été confiée à l’animateur Stéphane Bern en 2017 par le président de la République. Depuis sa création, elle a permis de collecter plus de 210 millions d’euros et de soutenir la restauration de 1 080 sites en France. « Le loto représente un quart des ressources de la Fondation du patrimoine, ce qui est loin d’être anecdotique », souligne Guillaume Poitrinal, son président, dans un communiqué.
Pour 2026, le loto va apporter son soutien à 18 sites, soit un par région de métropole et d’outre-mer. Ils ont été choisis parmi des centaines de lieux signalés comme étant en péril sur la plateforme de la mission. Tous les propriétaires, associations, communes et passionnés de patrimoine peuvent identifier des sites en péril partout en France. Les candidatures sont ensuite examinées par les délégations départementales et régionales de la Fondation du patrimoine et sélectionnées selon quatre critères principaux : l’intérêt patrimonial et culturel du site ; son état de péril ; la maturité du projet et son impact sur le territoire ; et le projet de valorisation.
Au sein de la sélection opérée pour cette édition, le patrimoine religieux est le plus représenté avec le couvent Saint-François d’Orezza à Piedicroce (Haute-Corse), la mosquée d’Antana Bé à Chirongui (Mayotte), l’église Notre-Dame-de-la-Visitation au Gros-Morne (Martinique), la chapelle Notre-Dame du Kreisker à Saint-Pol-de-Léon (Finistère) et la synagogue de Phalsbourg (Moselle). Viennent ensuite les résidences aristocratiques, avec le château royal de Senlis (Oise), le château de Paley (Seine-et-Marne) et le château de Médavy (Orne).
Le reste de la sélection est plus éclectique, d’un ancien fleuron du patrimoine industriel, comme l’ancienne manufacture de draps de Montolieu (Aude), au Fort Queyras à Château-Ville-Vieille (Hautes-Alpes). Figurent aussi un moulin, celui de l’habitation Loyola à Rémire-Montjoly (Guyane), ou la maison de l’historien Lacour à Basse-Terre (Guadeloupe). Le choix s’est aussi porté sur le Fort Boyard (Charente-Maritime), la Ferme modèle du château de la Valette à Villiers-Charlemagne (Mayenne), l’ancienne Maison de la culture de Bourges (Cher), La Fosse Dionne de Tonnerre (Yonne) et Les Grands Thermes de Châtel-Guyon (Puy-de-Dôme).
« Nous avons essayé de créer un équilibre parfait entre les différentes typologies avec du patrimoine protégé ou non, public ou privé, vernaculaire, des sites archéologiques, des parcs et jardins, du patrimoine religieux, sans oublier des maisons d’illustres », a commenté Stéphane Bern, lors de l’annonce des sites retenus.




