La 28e édition d’Art Paris a fermé ses portes dimanche 12 avril 2026 sur une fréquentation record de 87 275 visiteurs (contre 86 975 en 2025), témoignant d’un intérêt certain du public pour la foire d’art moderne et contemporain. Au total, 181 institutions et cercles de collectionneurs de 26 pays, principalement européens, « ont confirmé leur venue à Art Paris 2026 », précisent les organisateurs, tandis que 60 groupes de musées « ont fait l’objet d’un accueil et d’une visite privilégiée de la foire ».
Sous la verrière du Grand Palais étaient réunis 165 exposants en provenance de 20 pays. Selon la foire, « le rythme des ventes a commencé calmement, dans un soulagement général suite à l’annonce du cessez-le-feu au Moyen-Orient, pour connaître une réelle embellie durant le week-end. Le bilan est globalement positif pour l’ensemble des exposants, avec des ventes solides malgré un temps de décision plus lent du côté des collectionneurs ». Le Salon s’est déroulé sous un soleil radieux, trop peut-être même, certains exposants se plaignant d’un manque de dispositif de protection contre les rayons lumineux…
Au sein du secteur général, la galerie Pavec a cédé pas moins de 12 tableaux, entre 4 500 et 60 000 euros, du nabi Maurice Denis et de sa fille Madeleine Dinès. La galerie allemande SchenkWeitzdorfer a vendu une œuvre de Gerhard Richter pour 200 000 euros. Gros succès également pour Michel Rein, avec une vingtaine de ventes de tous ses artistes entre 3 000 et 45 000 euros. Waddington Custot, qui inaugurait son espace parisien à Saint-Germain-des-Prés en cette même semaine de foire, a placé notamment une sculpture d’Yves Dana à 130 000 euros et une œuvre de Jean Dubuffet à 38 000 euros. Du côté des méga galeries, Almine Rech s’est séparée de cinq œuvres de Joel Andrianomearisoa à des prix se situant entre 20 000 et 70 000 euros, d’une pièce de Thu-Van Tran à 45 000 euros, ou encore d’une autre d’Oliver Beer à 68 000 euros.
Enfin, plusieurs jeunes enseignes du secteur Promesses, en mezzanine, ont fait sold out ou presque, tels la EDJI Gallery avec les céramiques et peintures de Philippine d’Otreppe (de 300 à 7 000 euros) ; Studio23 de Gand avec les fusains sur papier de Joren Van Acker (1 900 à 12 500 euros) ; ou encore de toutes les scènes de famille de Yasmine Hadni (de 3 000 à 8 000 euros) chez AA Gallery de Casablanca.




