Le Mucem, Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée installé à Marseille, fait l’objet d’une enquête visant son président, Pierre-Olivier Costa, selon une information de l’AFP et du média Blast. Celui-ci est mis en cause pour des faits de harcèlement moral et de harcèlement sexuel. Cette procédure fait suite à un signalement effectué par le ministère de la Culture sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale. Celui-ci prévoit que toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, a connaissance d’un crime ou d’un délit, est tenu d’en informer sans délai le procureur. En l’espèce, le parquet de Marseille a bien confirmé l’ouverture, à la mi-mars, d’une enquête préliminaire.
Les faits reprochés remonteraient à septembre 2025. À cette date, un agent du Mucem avait saisi la cellule anti-harcèlement du ministère de la Culture, mettant en cause le président du musée, Pierre-Olivier Costa – ancien directeur de cabinet de Brigitte Macron –, pour des faits présumés de harcèlement sexuel et moral. Le dossier a été transmis au ministère, qui a jugé les faits suffisamment sérieux pour diligenter une enquête de l’Inspection générale des affaires culturelles (IGAC). Une enquête administrative est toujours en cours.
Cette mission administrative porte plus largement sur le climat social au sein du Mucem. En décembre 2023 puis en juin 2024, le syndicat SUD Solidaires avait appelé à la grève, pour dénoncer « le mal-être au travail au sein du musée », selon le quotidien La Provence. Quelques mois plus tard, en septembre 2024, la médecine du travail avait adressé au ministère un courrier d’alerte sur la situation au sein du musée marseillais, évoquant la souffrance au travail des agents.
Dans un communiqué publié le 1er avril 2026, le Mucem a déclaré que le principal intéressé accueillait « avec confiance l’enquête préliminaire ouverte par le Parquet de Marseille qui permettra de faire toute la lumière sur les accusations infondées de harcèlement moral et sexuel. » Il précise, par la même occasion, qu'un audit portant sur les risques psycho-sociaux existants au sein de l’établissement avait été réalisé en 2025 et avait débouché sur un plan de prévention lancé en juin 2025 et actuellement en cours.




