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Justice
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Un procès requis contre Claude Lévêque

Le parquet de Bobigny demande le renvoi de l’artiste devant la cour criminelle de Seine-Saint-Denis pour des violences sexuelles entre 1989 et 2007, notamment sur des mineurs.

Stéphane Renault
12 janvier 2026
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Claude Lévêque. Cnap

Claude Lévêque. Cnap

Le quotidien Libération a annoncé le 8 janvier « avoir pu consulter un réquisitoire définitif, daté du 29 décembre dernier, du ministère public demandant le renvoi de Claude Lévêque devant la cour criminelle de Seine-Saint-Denis pour plusieurs viols et atteintes sexuelles commis sur trois jeunes hommes, dont deux frères mineurs au moment des faits. » « Les agissements retenus se sont déroulés entre 1989 et 2007, époque où les plaignants avaient entre 8 et 18 ans », précise le journal. « Pour cinq autres victimes, les faits sont prescrits », signale le parquet.

En avril 2025, Libération avait déjà révélé dans une longue enquête, que nous avions relayée, intitulée Pédocriminalité, le système Lévêque raconté par ses victimes : révélations sur quarante ans d’impunité du plasticien, des témoignages inédits de plusieurs hommes abusés par l’artiste, dénonçant pour la première fois des faits non prescrits, ouvrant la possibilité d’un procès.

Mis en examen et placé sous contrôle judiciaire en 2023, Claude Lévêque avait fait l’objet d’une plainte du sculpteur Laurent Foulon, qui avait provoqué l’ouverture d’une enquête. Ce dernier avait témoigné dans Le Monde avoir été violé par le plasticien dès l’âge de 10 ans et jusqu’à ses 17 ans, au milieu des années 1980. Les faits le concernant sont prescrits. En revanche, deux frères originaires de la Nièvre ont été identifiés comme victimes. Au cours de leurs auditions lors de l’instruction, l’un a évoqué des relations sexuelles de 13 à 16 ans, entre 1997 et 2000 ; l’autre des viols à partir de l’âge de 10 ans. L’artiste avait été le témoin de mariage de leurs parents. Les deux frères « attendent beaucoup de ce procès », a commenté leur avocate, ajoutant que ses clients « ont besoin d’être reconnus aussi dans leur statut de victime par une décision de justice ».

Minimisant sa responsabilité pénale, Claude Lévêque a partiellement reconnu les faits sur des adolescents de 15 ans. Mais le réquisitoire du parquet a retenu des viols et agressions sexuelles commis sur des garçons d’à peine 10 ans. Il appartient désormais aux juges d’instruction de décider si le plasticien, présumé innocent, sera jugé pour viols sur mineurs.

Figure de l’art contemporain, célébré par les collectionneurs comme les institutions, Claude Lévêque, né en 1953 à Nevers, a représenté la France avec son installation in situ Le Grand soir lors de la 53e Biennale de Venise en 2009.

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