Il y a plus de vingt ans que Jean-Baptiste Barbier et Enki Bilal collaborent. Le galeriste et collectionneur, qui a fondé la Galerie Barbier en 2000, représente notamment l’artiste, né en ex-Yougoslavie et installé en France depuis 1961. Ensemble, ils ont fondé le Fonds Enki Bilal qui ouvrira ses portes le 11 juin 2026 à Paris, aux 22-24 de la rue Charlot. L’espace sera inauguré par une vaste rétrospective de l’œuvre d’Enki Bilal, visible jusqu’en septembre 2026.
Ce nouveau lieu culturel, situé en plein cœur du Marais, se veut « un espace vivant et perméable ». Il donnera des cartes blanches à d’autres artistes, et accueillera des rencontres, des tables rondes, des projections et des signatures, « favorisant la mise en relation entre différentes générations d’artistes et de penseurs ».
Jean-Baptiste Barbier, président du fonds, est un grand connaisseur de la bande dessinée. En parallèle de ses activités de galeriste, il est également commissaire d’exposition. Il a notamment participé à l’organisation de l’exposition « 1975-1997 : la bande dessinée fait sa révolution… », en 2013 au Fonds Hélène & Édouard Leclerc pour la culture à Landerneau.
À la tête du Fonds Enki Bilal, il sera accompagné par Clémentine Hustin, nommée directrice. Cette spécialiste de la bande dessinée a notamment dirigé la production des expositions du Festival international de la Bande dessinée d’Angoulême, et en était, depuis juin 2025, sa directrice artistique pour l’Europe et les États-Unis.
Enki Bilal, né en 1951 à Belgrade, a étudié à l’École des Beaux-Arts de Paris, où il s’est installé à l’âge de 10 ans. Il a commencé la bande dessinée en 1972, au sein du magazine Pilote, et a notamment publié La Trilogie Nikopol (1980-1992), « œuvre emblématique mêlant science-fiction, poésie et réflexion politique ». Sa pratique n’est cependant pas uniquement limitée à la bande dessinée : Enki Bilal crée également des affiches, des décors et des costumes pour le cinéma, l’opéra et la danse, comme il l’a par exemple fait en 1990 pour l’opéra O.P.A. mia de Denis Levaillant. Il a également réalisé trois longs-métrages, dont Bunker Palace Hôtel en 1989.



