Art moderne et contemporain et design à Monte-Carlo
Fernand Léger, Chu Teh-Chun et Robert Indiana seront les têtes d’affiche de la vente proposée par l’Hôtel des ventes de Monte-Carlo. Du premier, l’huile sur toile Objets contrastés sur fond bleu, de 1932 (est. 600 000–800 000 euros), a été acquise directement auprès de l’artiste par le couple de collectionneurs Stella et Alexander Margulies et a été exposée à la Tate Gallery en 1963. N°304, une huile sur toile de 1969 dédicacée au critique d’art Jean-François Chabrun (est. 200 000-300 000 euros), révèle le style parfaitement affirmé de Chu Teh-Chun, qui se dégage de ses influences pour imaginer une abstraction-paysage explorant la nature et les mondes intérieurs. Avec Chief, de 1962-1991 (est. 140 000-180 000 euros), Robert Indiana se démarque du Pop Art incarné par Andy Warhol ou Roy Lichtenstein en puisant son inspiration non pas dans les éléments de modernité qui définissent une sorte d’inconscient collectif, mais dans les racines « natives » américaines qui forment le socle de cet inconscient. À noter également dans la vente : trois créations signées Maria Pergay, dont une paire de fauteuils estimée entre 30 000 et 40 000 euros.
« Tableaux modernes et contemporains, design », 4 février 2026, Hôtel des ventes de Monte-Carlo, 10-12, quai Antoine 1er, 98000 Monte-Carlo, www.hvmc.com

Pierre Chapo, L09 A, chauffeuse en orme. Courtesy HDV de la Vallée de Montmorency
Pierre Chapo chez Valérie et Jules Régis à Deuil-la-Barre
Si Pierre Chapo n’a pas l’aura de Charlotte Perriand, tous deux n’en partagent pas moins une certaine vision du design où la modernité la plus radicale est très souvent associée au savoir-faire et à l’artisanat traditionnels. Au fil du temps, ses créations, facilement reconnaissables grâce au style unique du créateur, se sont imposées sur le marché des arts décoratifs comme des pièces incontournables. L’hôtel des ventes de la vallée de Montmorency propose une vingtaine de celles-ci provenant d’une même collection. L’amateur pourra enchérir sur un ensemble de six tabourets S31 (est. 1 000 euros chacun), une série de commodes en orme (est. de 1 500 à 3 000 euros chacune), une chauffeuse en orme (est. 2 000-3 000 euros) et sur l’iconique banquette à coulisse L07B (est. 5 000-8 000 euros), dont l’élégance et la qualité d’exécution ont convaincu nombre de collectionneurs de l’utiliser en grande table basse.
« Pierre Chapo : L’essence du bois – L’esprit d’un créateur », 3 février 2026, Hôtel des ventes de Montmorency, 95170 Deuil-la-Barre, www.interencheres.com

Maria Pergay, lit de repos (détail), vers 1968. Courtesy Maison R&C
Design à Drouot
Maria Pergay sera de nouveau à l’honneur dans la vente Design de la Maison R&C à Drouot. L’iconique lit de repos en acier inox, créé en 1968 par la créatrice disparue il y a un peu plus de deux ans, est entouré d’autres grands noms du design. Outre Jean Prouvé, lui aussi inoxydable aux enchères (ici avec une table S.A.M. Tropique n°503, 1951, est. 60 000-80 000 euros, ou un bureau Compas courbe, 1953, est. 22 000-25 000), il faudra débourser un peu plus de 13 000 euros avec frais pour acquérir l’un des deux modèles du fauteuil How High the Moon du Japonais Shiro Kuramata (est. 11 000-13 000 euros), 8 000 euros toujours avec frais pour un meuble-sculpture de Paolo Pallucco (chaise de la série 100 Sedie in una Notte, est. 5 000 à 7 000 euros) ou encore 13 000 euros pour un banc bas aux scarifications imaginé par la créatrice Ingrid Donat. À noter, une importante bibliothèque murale lumineuse, dessinée en 1970 par le Californien Tom Tramel, designer extrêmement rare sur le marché (est. 6 000 à 8 000 euros).
« Design », vendredi 6 février 2026, Maison R&C, Hôtel Drouot, 75009 Paris, www.maisonrc.com




