Le 8 décembre dernier, Rachida Dati, ministre de la Culture, a nommé Jean-Pierre Raffarin président du Conseil supérieur des Archives. L’ancien Premier ministre sera chargé de diriger cette institution, fondée en 1988. Un poste occupé jusqu’en mars dernier, date de son décès, par Jean-Louis Debré.
L’instance consultative du Conseil supérieur des Archives est associée au ministère de la Culture. Le Conseil est consulté au sujet de la « politique menée en matière d’archives publiques et privées, qu’il s’agisse de leur collecte, de leur classement ou de leur valorisation, ainsi que sur les questions relatives à l’activité scientifique et culturelle des services d’archives », explique le ministère. Il réunit son président, un député, un sénateur, des représentants de l’État et des collectivités territoriales, ainsi que « des personnalités qualifiées, des représentants des professions liées aux archives et des représentants élus du personnel ».
Né en 1948 à Poitiers, Jean-Pierre Raffarin a construit sa carrière dans la politique, au service de l’État. « Son expérience des affaires publiques, son attachement à la transmission et à la mémoire collective constituent autant d’atouts pour accompagner les grandes orientations de la politique nationale des archives », déclare le ministère de la Culture. L’homme politique a notamment été Premier ministre de 2002 à 2005, sous la présidence de Jacques Chirac. De 1989 à 1995, il est député européen, avant d’entrer en 1995 au gouvernement en tant que ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce et de l’Artisanat. Il passe ensuite plusieurs années au Sénat : de 2005 à 2017, il est sénateur et président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat, puis vice-président de l’institution de 2011 à 2014. Une riche carrière politique, qu’il mettra désormais au service du Conseil supérieur des archives, que Rachida Dati qualifie de « bien commun qui éclaire notre histoire et nous permet de mieux construire notre avenir ».




