S’entourer d’œuvres fut chez ce couple un acte d’engagement. En 1975, Liliane Dessert et Michel Durand ouvrent, rue de Montmorency, dans le 3e arrondissement de Paris, une galerie modeste par la taille, vaste par l’ambition : faire connaître en France Gerhard Richter, Ulrich Rückriem et toute une génération d’artistes d’après-guerre. Mais leur œil ne s’arrêtait pas à l’art contemporain, il plongeait aussi vers des formes plus anciennes, des matières travaillées par le temps. Dès 1980, le couple rassemble 160 masques, statues votives et cavaliers rituels du Népal. Pièce majeure, le masque de Bhairava, daté du XVIe siècle, forme terrifiante de Shiva de la tradition newar, est estimé entre 5 000 et 8 000 euros. Un masque de yogi sacré des collines moyennes est évalué entre 6 000 et 8 000 euros, tandis qu’un cavalier du Népal occidental, à la posture hiératique, est proposé entre 5 000 et 7 000 euros. Plus abordables, un masque Kham Magar (est. 3 000-5 000 euros) et une statue votive d’Achham(est. 2 000-3 000 euros) complètent l’ensemble. Ces œuvres portent une provenance chargée d’histoire, entre collections privées françaises et expositions, dont celle que lui a consacrée en 1995 le musée départemental de Saint-Antoine-l’Abbaye, en Isère. Cette vente s’inscrit dans le sillage du grand rendez-vous parisien des arts extraeuropéens à Paris, le Parcours des mondes.
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« Les sommets de l’art himalayen. Collection Liliane et Michel Durand-Dessert », 21 septembre 2026, Millon, Hôtel Drouot, 9, rue Drouot, 75009 Paris.



