Le chantier des nouveaux vitraux de Notre-Dame de Paris entre dans sa phase finale. En visite à l’Atelier Simon-Marq, à Reims, le 23 juillet 2026, la ministre de la Culture, Catherine Pégard, en présence de Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris, et de Philippe Jost, président de l’établissement public Rebâtir Notre-Dame de Paris, a constaté l’avancement de la fabrication des six verrières contemporaines imaginées par l’artiste Claire Tabouret pour le bas-côté sud de la nef. Réalisés à plus des deux tiers à ce jour, ces ouvrages devraient ainsi rejoindre la cathédrale à la fin de l’année 2026, conformément au calendrier annoncé.

Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris, Catherine Pégard, ministre de la Culture, et Claire Tabouret. © Rebâtir Notre-Dame de Paris. Photo : Romaric Toussaint
Financée par l’État et pilotée par l’établissement public Rebâtir Notre-Dame de Paris, cette commande publique constitue l’un des derniers grands volets artistiques de la renaissance de la cathédrale. Elle s’inscrit dans la poursuite du vaste chantier engagé après l’incendie qui avait ravagé Notre-Dame en 2019. Les six vitraux dialogueront avec le vitrail de l’Arbre de Jessé, conservé dans une chapelle voisine dédiée à Saint Thomas d’Aquin. Ils seront installés en lieu et place des verrières non figuratives réalisées dans les années 1860 lors de la restauration de Notre Dame conduite par Eugène Viollet-le-Duc. Ces dernières ne disparaîtront pas : après leur dépose, actuellement achevée, et une phase de désamiantage en cours, elles feront l’objet d’une restauration avant d’être exposées au château de Pierrefonds (Oise) et à la Cité de l’architecture et du patrimoine (Paris).
La réalisation de ces nouvelles verrières conçues par Claire Tabouret a toutefois nécessité un travail particulièrement minutieux, à la hauteur des exigences fixées par le cahier des charges. Entre découpe manuelle des pièces de verre, gravure à l’acide pour obtenir dégradés et effets de matière, peinture en plusieurs cuissons puis sertissage au plomb : plusieurs mois sont nécessaires pour achever chaque verrière. Ces créations conservent ainsi les techniques traditionnelles du vitrail, avec un réseau de plomb et les serrureries historiques, tout en développant une iconographie inédite autour de la Pentecôte, un thème choisi par l’archevêché de Paris. À noter que le montage final sera suivi d’un temps de séchage d’un mois avant le transport vers Paris.
Pour les responsables du projet, cette commande s’inscrit dans l’histoire séculaire de Notre-Dame de Paris, dont les transformations successives ont toujours accompagné les évolutions artistiques et spirituelles de leur époque. « Ce projet de six nouvelles verrières inscrit une nouvelle page dans cette histoire. Nous avons veillé à réunir toutes les conditions de sa réussite. Je me réjouis de constater aujourd’hui que les talents conjugués de Claire Tabouret et des équipes de l’Atelier Simon-Marq sont à la hauteur de cette ambition et en tiendront les promesses », s’est félicité Philippe Jost, président de Rebâtir Notre-Dame de Paris. Les six verrières devraient être installées entre octobre et novembre 2026, avant leur dévoilement officiel en décembre.



