Cette semaine est marquée par le lancement des Rencontres de la photographie d’Arles, dont les journées professionnelles ont débuté ce lundi. Cette édition, placée sous le titre « Des mondes à relire », propose une nouvelle fois une très riche programmation, de Sammy Baloji à William Klein, de Lee Shulman et Omar Victor Diop à Harry Gruyaert, d’Edward Steichen à Martine Barrat. Alors qu’est inauguré le Fonds Bustamante, Lee Ufan Arles présente deux expositions, d’une part celle de Park Chan-wook, « par un matin calme », d’autre part celle du troisième lauréat du Prix Art & Environnement décerné avec le soutien de la Maison Guerlain, Pooya Abbasian, titrée « Soli-Sombre ». Lee Ufan continue de bénéficier d’une riche actualité avec son exposition « Relatum » au Palais des Papes, à Avignon, qui se tient en parallèle d’un autre grand événement, le Festival d’Avignon, dont la 80e édition se déroule cette année. Le projet associe ce chef-d’œuvre de l’architecture gothique méridionale aux œuvres méditatives de Lee Ufan, dans un dialogue hautement spirituel. « Cette exposition insiste sur la relation qui existe entre l’homme et la nature, entre l’homme et son environnement, entre l’homme et le cosmos », précise Alain Lombard, président du fonds de dotation Lee Ufan Arles. Dans la Grande Chapelle, l’artiste déploie Relatum – Primitive Room, une installation monumentale réalisée à partir de plus de 60 tonnes d’ardoise réparties au sol sur 650 m². Pour l’artiste, « au-delà de ces 700 ans d’histoire [de la Grande Chapelle], il existe quelque chose de bien plus ancien, de plus primitif, de plus originel. À travers cette dimension sauvage, je voulais montrer l’origine de tout, celle de l’humanité, et interroger les liens entre l’homme et la nature. » Parmi les autres sculptures exposées figure Relatum – The Stone, une pierre monumentale qui vient dialoguer avec les fresques de la Chapelle Saint-Martial. En face, l’artiste a accroché sur les murs de pierre cinq toiles issues de son corpus pictural.
Ce parcours au sein du Palais des Papes est proposé en même temps que sa grande exposition au SMAC Venice (San Marco Art Centre), sur la place Saint-Marc à Venise. L’ensemble se veut davantage rétrospectif, avec des pièces des années 1980, jusqu’à la nouvelle œuvre réalisée in situ, Relatum – Infinity (2026), qui réunit deux plaques d’acier poli interrompues, en leur centre, par deux grandes pierres, dans une évocation d’un jardin intérieur. La manifestation est organisée par la Dia Art Foundation alors que de nouvelles salles de la Dia:Beacon sont consacrées depuis mai 2026 à Lee Ufan, réunissant sa donation de huit peintures à l’institution américaine et des sculptures de sa collection. Dans cet ancien bâtiment industriel situé le long de l’Hudson River, un autre rapport au lieu !




