Chris Burden, Galerie Gagosian
À l’ère de Donald Trump, quel musée américain oserait acheter cette installation monumentale qui accueille les visiteurs d’Unlimited ? Créée en 1993, cette œuvre de Chris Burden résonne étrangement avec les méthodes aujourd’hui très musclées de l’ICE, l’agence fédérale américaine chargée de faire appliquer les lois relatives à l’immigration et aux douanes sur le territoire des États-Unis.

Eva Jospin, Panorama, 2016. Galleria Continua. Photo : A.C.
Eva Jospin, Galleria Continua
Peu d’artistes français sont cette année représentés à Unlimited. À l’affiche du Grand Palais à Paris jusqu’au printemps dernier, Eva Jospin fait partie des exceptions, ici avec un « panorama » de 9 mètres de long, celui-là même présenté en 2016 dans la Cour Carrée du Louvre.

Philip-Lorca diCorcia, série Hustlers, 1990-1992. Galerie David Zwirner. Photo : A.C.
Philip-Lorca diCorcia, galerie David Zwirner
Pour cette série des années 1990 consacrée aux Hustlers, ces jeunes prostitués de Los Angeles, Philip-Lorca diCorcia a créé des images dérangeantes : des compositions très léchées, mais traversées par la présence de véritables « héros », parfois proches, dans certaines photographies, de figures de sans-abri. Chaque titre d’œuvre mentionne le prix alors pratiqué par chacun de ces jeunes hommes.

Alfredo Jaar, The Power of words, 1984-2021. Galeries Jean-Kenta Gauthier, Goodman Gallery, Lelong, Lia Rumma et Thomas Schulte. Photo: A.C.
Alfredo Jaar, galeries Jean-Kenta Gauthier, Goodman Gallery, Lelong, Lia Rumma et Thomas Schulte
Avec des effets réduits mais efficaces, l’artiste a remplacé le texte sortant d’une machine à écrire par 16 images de personnes anonymes prises lors de conflits. Une réflexion sur le rôle de l’image… et de l’écrit en temps de guerre.

Eduardo Arroyo, La Ronde de nuit aux gourdins, 1975-1976. Galeries Kaléidoscope, Le Minotaure et Louis Carré. Photo : A.C.
Eduardo Arroyo, galeries Kaléidoscope, Le Minotaure et Louis Carré
Dans cette peinture monumentale, l’artiste espagnol fait référence à la célèbre Ronde de nuit de Rembrandt, tout en évoquant la mort de Franco en 1975. L’œuvre célèbre ainsi la disparition du dictateur et l’avènement de la démocratie en Espagne. Elle fut présentée en 1976 à la Biennale de Venise.
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Art Basel Unlimited, jusqu’au 21 juin 2026, Messeplatz, Bâle, Suisse, www.artbasel.com




