Le PAD Paris, depuis sa naissance en 1998, et sa déclinaison britannique, le PAD London (auxquels s’ajoute désormais le PAD Saint-Tropez en juillet), ont su conforter d’année en année le succès d’une formule qui séduit les collectionneurs d’art et de design, mais également les meilleurs décorateurs et advisors internationaux. Une belle réussite pour son fondateur Patrick Perrin, lequel a tenu à rester fidèle à son idée d’un Salon à échelle humaine, voire intimiste, et s’est donné pour mission de faire dialoguer pièces historiques et design contemporain.
« J’ai été agréablement surpris, malgré une année politiquement compliquée, que l’intégralité de nos soixante et onze stands ait été aussi rapidement réservée dès le mois de janvier, confie Patrick Perrin. Notre politique qui permet de réduire leur prix pour les primo-arrivants porte toujours ses fruits. Pour cette édition encore, nous pouvons compter sur les enseignes et galeristes ayant fait la réputation du Salon, entre autres Jacques Lacoste, les galeries Mougin, du Passage, kreo – tous situés à Paris –, et sur de jeunes marchands qui donnent un souffle nouveau au PAD. »
UN SUCCÈS CONFORTÉ
Parmi les fidèles qui participent à l’événement depuis les premières heures, Jousse Entreprise (Paris) est particulièrement engagée dans la promotion du design français des années1950 et de la création contemporaine. « Nous profitons du PAD pour montrer quelques pièces du designer industriel anglais Edward G. Robinson, dont nous éditons une ligne de mobilier visible à la galerie, parallèlement au Salon », annonce Matthias Jousse. Dans une démarche similaire, Chastel-Maréchal (Paris) expose notamment un ensemble de miroirs, dont un triptyque, Le Jardin impénétrable, réalisé spécialement pour la galerie par l’artiste Joy de Rohan Chabot.
Le PAD attire toujours un nombre assez important d’enseignes étrangères, même si, sans surprise, les américaines ont presque disparu, à l’exception notable de la new-yorkaise Boccara (disposant d’un espace à Paris), laquelle revient sur le Salon après une dizaine d’années d’absence. La galerie suédoise Modernity (Stockholm, Londres) tout comme la néerlandaise AtKris Studio (Haaften) ou la belge Giulia De Jonckheere (Bruxelles) ont répondu présent.
Parmi les exposants participant au PAD depuis peu, la très en vue Amelie du Chalard entend renouveler le succès de 2025. « Nous y avons très bien vendu, souligne-t-elle. Nos acheteurs sur le Salon rassemblent des particuliers au profil d’esthètes et des professionnels, architectes-décorateurs très prescripteurs. Nous voulons proposer de nouveau une mise en scène singulière, une transposition contemporaine de l’atelier de Claude Monet – dont on célèbre le centenaire de la mort en 2026 –, grâce à des artistes comme Sophie de Garam, Elynor Smithwick ou Ferréol Babin. »
Le duo Paul Ménacer-Poussin et Paul-Louis Betto, fondateur en 2022 de la Pulp Galerie, a ouvert en février 2025 un nouvel espace rue de Seine, dans le 6e arrondissement de Paris. Il souhaite s’inscrire au Salon dans la lignée de leurs précédentes expositions. « Nous partons cette fois encore d’une idée forte de scénographie dans laquelle s’intègrent les œuvres, affirme Paul-Louis Betto. Dans notre“Chambre froide” réalisée par Gorylle Studio, tout en lames de PVC transparent et de métal brossé, prennent place un Liquid Carbon Bench du designer Ross Lovegrove, mais également des pièces qui nous tiennent à cœur, signées Gaetano Pesce, Pentagon Gruppe ou Shiro Kuramata. »
Les nouveaux venus sous les tentes des Tuileries sont au nombre de huit : Aurélien Jeauneau, Jallu, May (Paris), Initio Art & Design (Saint-Ouen), 88 Gallery (Londres), St Vincents (Anvers) et Yves Salomon Éditions (Paris). Fondée en 2025 par le collectionneur Frédéric Cassin, la galerie Gaïa & Romeo (Paris) fait, elle aussi, ses premiers pas au PAD. « Notre démarche est inédite, souligne Antoinette Monnier, sa directrice. Notre objectif est de présenter et vendre la collection dédiée aux céramistes italiens des années 1950 à 1970 réunie depuis plus de vingt-cinq ans par Frédéric Cassin. En proposant une expérience digitale et immersive sur le stand, nous souhaitons littéralement ramener ses œuvres à la vie. »
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PAD Paris, 8-12 avril 2026, jardin des Tuileries, entrée côté rue de Castiglione, 75001 Paris.




